Electricité, gaz, Livret A... Tout ce qui va changer (ou pas) le 1er août

ECONOMIE Plus de mauvaises nouvelles que de bonnes pour le portefeuille des particuliers...

Mathieu Bruckmüller
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Gazinière.
Gazinière. — JAUBERT/SIPA

Forte hausse du prix de l’électricité

La facture énergétique (électricité, gaz, carburant..), qui a bondi de 200 euros en moyenne en 2012 à 3.200 euros par ménage, va poursuivre son ascension avec une progression des prix réglementés de l’électricité de 5%, du jamais vu depuis dix ans. Effectivement, 93% des consommateurs dépendent encore du tarif réglementé. Mais les clients disposant de contrats de petite puissance subiront des augmentations plus faibles. Certains d'entre eux, environ deux millions de clients ayant une puissance de 3 kilovoltampères verront même leur facture baisser grâce à une réduction de l'abonnement qu'ils payent à EDF de 16 euros par an. Face à la hausse des coûts d’approvisionnement d’EDF, les tarifs réglementés augmenteront à nouveau de 5% l’été prochain puis en 2015 à laquelle s'ajoutera une hausse de 3 euros par mégawattheure le 1er janvier 2014, puis de nouveau le 1er janvier 2015, d'une des taxes prélevées sur les factures de courant, la CSPE.

Légère détente des prix du gaz

Les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez baisseront de 0,1% pour le tarif de base (usage réservé à la cuisson), de 0,2% pour un double usage (cuisson et eau chaude) et de 0,3% pour le chauffage. Globalement, après une envolée de 80% entre 2005 et début 2013, les prix du gaz ont reculé d'un peu moins de 2% depuis février. Les tarifs réglementés concernent plus de 80% des 11 millions de foyers français abonnés au gaz.

Baisse de la rémunération du Livret A

La rémunération du livret A passera de 1,75% à 1,25% comme en 2009. «Pour un livret avec le niveau d'encours moyen de 3.796 euros, la perte sur un an est de 19 euros. Pour un Livret A au plafond de 22 950 euros, la perte est de 114 euros», calcule Philippe Crevel du Cercle des épargnants. A 1,25%, le rendement réel du livret A reste positif de 0,45 point puisque l’inflation est limitée à 0,8%. L’enjeu est double pour le gouvernement: inciter les Français à puiser dans leur bas de laine pour consommer à l’instar du déblocage de la participation jusqu’à 20.000 euros possible depuis le 1er juillet. Et permettre à la Caisse des dépôts qui centralise en moyenne 65% des sommes du livret A de prêter aux bailleurs sociaux à des taux plus bas. Résultat: une économie attendue de 600 millions d’euros par an qui va permettre la construction de 30.000 logements sociaux de plus. Par la même occasion, le taux du livret de développement durable passe aussi à 1,25%. Quant au compte épargne logement, son taux passe à 0,75%, le plus bas depuis sa création. Idem pour le taux des livrets d'épargne-entreprise.

Poursuite de l’encadrement des loyers

L’information vient de tomber. Le ministère du Logement reconduit pour un an le dispositif d'encadrement des loyers mis en place l'été dernier. Le décret, paru ce mercredi au Journal officiel, interdit aux propriétaires privés d'augmenter le loyer au-delà de l'indice de référence des loyers (IRL) lors de la relocation du bien ou du renouvellement du bail, dans 39 agglomérations «où des tensions anormales du marché locatif ont été constatées», rappelle Cécile Duflot. Aux agglomérations de métropole déjà concernées viennent s'ajouter trois villes: Arras, Compiègne et Rouen. Les autres sont Amiens, Annecy, Annemasse, Arles, Beauvais, Bordeaux, Caen, Creil, Fréjus,Grenoble, La Rochelle, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Meaux, Menton, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse, précise le décret paru au JO. En revanche Douai-Lens et Forbach ont quitté le dispositif.

Et outre-mer, les agglomérations entrant dans le dispositif sont Basse-Terre, Cayenne, Fort-de-France, Le Robert, Mamoudzou, Pointe-à-Pitre - Les Abymes, Saint-André, Saint-Denis, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre.

Pas de hausse des les transports

Allez, finissons par deux bonnes nouvelles. Contrairement aux années précédentes, la SNCF et la RATP n’augmenteront pas leurs tarifs ce jeudi. Et pour cause, ils ont été revus à la hausse de 2,3% et de 2,6% au 1er janvier. Dans les deux cas, il s’agit de faire faire face aux importants investissements à venir. Dans le cas de la SNCF, c’est un programme de 2,6 milliards d’euros pour des nouveaux trains, rénover des gares (Amiens, Avignon, Besançon Viotte, Dijon, Lille Europe, Montpellier, Orléans, Paris-Austerlitz, Paris Lyon, Toulon et Tours), améliorer les services à quai et dans les trains comme la généralisation du service «propreté à bord».

Quant aux Franciliens titulaires d’un pass Navigo annuel ou au mois pour les zones 1 et 2, il est toujours temps de voyager, jusqu’au 18 août, sur l’ensemble des 5 zones sans débourser un euro de plus. C’est ce qu’on appel le dézonage total.