Christian Streiff atterrit chez Peugeot-Citroën

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Le plan de relance proposé par le nouveau patron d'Airbus Christian Streiff, prévoyant des économies pouvant atteindre jusqu'à 2 milliards d'euros par an et une vaste réorganisation industrielle, reste ainsi suspendu au feu vert d'EADS, détenu à 22,5% par l'allemand DaimlerChrysler, 15% par l'Etat français et 7,5% par le groupe Lagardère.
Le plan de relance proposé par le nouveau patron d'Airbus Christian Streiff, prévoyant des économies pouvant atteindre jusqu'à 2 milliards d'euros par an et une vaste réorganisation industrielle, reste ainsi suspendu au feu vert d'EADS, détenu à 22,5% par l'allemand DaimlerChrysler, 15% par l'Etat français et 7,5% par le groupe Lagardère. — Eric Cabanis AFP/Archives

Du manche à balai au levier de vitesses. Christian Streiff, l'ancien PDG d'Airbus, a été désigné hier pour succéder en février 2007 à Jean-Martin Folz comme président du groupe PSA Peugeot Citroën. Folz avait créé la surprise en septembre en annonçant son départ en retraite après dix ans à la tête du constructeur automobile.

Pour l'ancien dirigeant d'Airbus, c'est une nouvelle mission à risque. Celui qui avait claqué la porte de l'avionneur européen – sa maison mère, EADS, étant trop timide devant son plan de restructuration – devra encore redresser une entreprise en crise. Confronté à un déclin de ses ventes en Europe, PSA a annoncé 10 000 suppressions de postes sur le continent.