Le pétrole et les Bourses vulnérables aux rumeurs

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A Wall Street, les transactions ont commencé, hier, avec deux minutes de retard. Deux minutes de « réflexion » pour « signaler clairement que les pensées et les prières de la communauté boursière vont vers les troupes et leurs familles », selon le New York Stock Exchange. Après ce bref intermède patriotique, les affaires ont repris. Dans la nervosité, comme sur l’ensemble des Bourses mondiales. A Paris, le CAC 40 a reculé de 1,51 %, perdant ainsi le terrain gagné la veille. L’entrée en guerre des Etats-Unis a mis fin à la principale incertitude, la date du début des hostilités. C’est désormais leur durée qui inquiète les investisseurs, incités devant la prudence affichée par George Bush lui-même à envisager des scénarios moins favorables que celui d’une guerre éclair. Un scénario optimiste qui dominait également jusque-là sur le marché pétrolier. Hier matin, les cours du brut poursuivaient donc leur recul. Jusqu’à ce que, dans l’après-midi, des rumeurs de mise à feu des puits irakiens, et donc de réduction des stocks mondiaux, ne fassent grimper le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché londonien, à 26,75 dollars dans la soirée, près d’un dollar de plus que la veille. F. K.