Le découvert bancaire, une situation qui touche deux Français sur trois

Bertrand de Volontat

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Un distributeur automatique bancaire à Marseille.
Un distributeur automatique bancaire à Marseille. — P. Magnien/20Minutes

Face à la crise, les fins de mois sont difficiles et le découvert bancaire devient l’usage. Selon une enquête du comparateur des banques Panoramabanques.com, 71% des Français souhaitent que leur banque leur accorde une autorisation de découvert.

S’ils n’entendent pas en utiliser nécessairement l’intégralité chaque mois, ils font cette demande par prudence pour faire face à une situation temporairement tendue financièrement. 43% des personnes qui ne sont jamais en découvert souhaitent ainsi disposer d’une autorisation, au cas où.

Le découvert, pas une question de revenus

Car en pratique, deux Français sur trois se retrouvent en dépassement de la limite de découvert autorisée au moins une fois par an et 28% franchissent même cette limite au moins une fois par mois. Selon l’enquête, le découvert n’est pas une question de revenus. Toutefois, seuls 13% de ceux qui gagnent plus de 3.000 euros par mois dépassent en revanche leur autorisation découvert au moins une fois par mois. Une proportion qui atteint 32% pour les revenus sous la barre des 1.500 euros. 

Les Français souhaitent surtout que ces découverts et dépassements ne génèrent pas de frais supplémentaires. Ils payent en moyenne 304 euros de frais bancaires par an, quand ils dépassent la limite autorisée une fois par mois, soit trois fois plus qu’un client n’étant jamais en dépassement de son découvert.

Vers des frais limités?

Des frais souvent critiqués par les associations de consommateurs, les jugeant «abusifs» et «illégaux». «Pour limiter ces frais, le plus efficace est de trouver la banque qui convient le mieux à ses besoins», explique Guillaume Clavel, président-fondateur du comparateur.

Dans le cadre du vote définitif cette semaine de la loi bancaire, le gouvernement devrait demander aux banques de limiter les frais liés au dépassement autorisé à huit euros par opération, contre 8,23 euros en moyenne toutes banques confondues aujourd’hui, avec une limite à 80 euros par mois selon les informations du Parisien.