Commerzbank: l'Etat pourrait céder ses parts à UBS

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Le gouvernement allemand envisage de céder à une banque étrangère ses participations dans le capital du numéro deux bancaire allemand Commerzbank, secouru par l'Etat au plus fort de la crise financière
Le gouvernement allemand envisage de céder à une banque étrangère ses participations dans le capital du numéro deux bancaire allemand Commerzbank, secouru par l'Etat au plus fort de la crise financière — Daniel Roland AFP

Le gouvernement allemand envisage de céder à une banque étrangère ses participations dans le capital du numéro deux bancaire allemand Commerzbank, secouru par l'Etat au plus fort de la crise financière, selon le magazine Focus à paraître lundi.

Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a indiqué au journal avoir pris contact avec le groupe suisse UBS pour sonder son intérêt à une reprise des participations de l'Etat, acquises notamment par le biais du fonds allemand d'aide public (SoFFin).

Focus rapporte que le trésorier allemand a eu un échange avec l'ancien patron de la banque centrale allemande, la Bundesbank, Axel Weber qui siège au conseil d'administration de la banque suisse.

«L'objectif du gouvernement a toujours été de limiter autant que possible dans le temps les mesures de stabilisation face à la crise du secteur financier», a indiqué le ministère cité par l'hebdomadaire.

Le ministère n'a pas précisé au magazine quand les participations acquises par le biais du SoFFin allaient être cédées.

Selon Focus, le fonds d'aide public a déboursé 4,8 milliards d'euros pour secourir la banque.

Le SoFFin avait été créé à l'automne 2008 par Berlin pour faire face, avec une dotation potentielle de 480 milliards d'euros, aux risques de faillites bancaires en Allemagne.

Engagée dans un vaste mouvement de restructuration, Commerzbank a vu son cours de Bourse s'effondrer depuis le début d'année, alimentant les rumeurs et les inquiétudes quant à sa capacité à se redresser.

En six mois, il s'est effondré de quelque 65% et a été presque divisé par deux depuis l'entrée en fonction de son patron actuel Martin Blessing en 2008.