Medef: Que va devenir Laurence Parisot?

C. B.

— 

Laurence Parisot le 17 janvier 2013 à l'Elysée.
Laurence Parisot le 17 janvier 2013 à l'Elysée. — CHAMUSSY/SIPA

C’est fini. Laurence Parisot n’est plus la patronne des patrons. Elle a abandonné son siège ce mercredi à Pierre Gattaz, après huit années de règne.

Le moment a sans doute été difficile pour l’ex-présidente qui a tout fait pour ne pas lâcher son pouvoir. Parisot voulait un troisième mandat, mais après de multiples péripéties, le conseil exécutif a fini par lui barrer la route le 28 mars dernier, en retoquant la révision des statuts de l'organisation.

Parisot n’est donc plus présidente, mais elle ne quitte pas pour autant le Medef, puisque le mouvement vient d’en faire sa présidente d'honneur. Au-delà de cette fonction honorifique, Laurence Parisot va également retrouver les bancs du Conseil économique, social et environnemental (CESE), dont elle était membre avant son accession à la présidence du Medef. Elle devrait y briguer la présidence du groupe des entreprises privées.

Diriger une entreprise qui «n'existe pas encore»

Mais Parisot ne s’arrêtera sans doute pas là. D’ailleurs, elle ne cache pas ses ambitions. «Je veux rester dans le débat public», affirme-t-elle. Et elle pourrait le faire soit en s’engageant en politique, soit en prenant la direction d’une grande entreprise. Elle n’a en tout cas exclu aucune de ces pistes dimanche, lors de son passage au «Grand Rendez-Vous» d’Europe1, d’i-télé et du Parisien. Même si elle a assuré qu’elle ne souhaitait devenir ni une «énième vice-présidente de l'UMP», ni s’investir au PS.

Elle a surtout plaidé pour la création d'une entreprise qui «n'existe pas encore» et «qui permettra notamment d'exploiter le gaz de schiste dans notre pays», même s'il y a déjà «de grands opérateurs français». Elle n'a pas exclut non plus l'idée de lancer son propre think tank.