Fonctionnaires: Encore un effort en 2014, demande le gouvernement

BUDGET Pour limiter la dette, les orientations pour le budget 2014 devraient prévoir des économies du côté des fonctionnaires, notamment en gelant des salaires et réformant les retraites...

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Gel des salaires, réductions d'effectifs, effort sur les retraites: les quelque 5,2 millions de fonctionnaires du pays seront à nouveau mis à contribution en 2014 pour assainir les finances publiques.
Gel des salaires, réductions d'effectifs, effort sur les retraites: les quelque 5,2 millions de fonctionnaires du pays seront à nouveau mis à contribution en 2014 pour assainir les finances publiques. — AFP

Gel des salaires, réductions d'effectifs, effort sur les retraites: les quelque 5,2 millions de fonctionnaires du pays seront à nouveau mis à contribution en 2014 pour assainir les finances publiques, même si le président Hollande cherche à ménager ce corps électoral qui lui est a priori favorable.

Baisse de 1,5 milliard d'euros

Les premières orientations budgétaires pour l'an prochain, qui doivent être débattues mardi à l'Assemblée, prévoient de nouveaux efforts de la part des agents pour parvenir à une baisse supplémentaire des dépenses de l'Etat de 1,5 milliard d'euros.

Au lendemain de la publication d'un rapport de la Cour des comptes évoquant une éventuelle réduction des effectifs de fonctionnaires, voire une augmentation de leur temps de travail, le président a estimé vendredi que les agents publics ne devaient pas être une «variable d'ajustement» pour assainir les finances.

Des salaires par revalorisés en 2014

Il a souligné leur «sacrifice important» ces dernières années, alors que le point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires des agents (Etat, Territoriale et Hospitalière) n'a pas été revalorisé depuis 2010, et ne devrait pas l'être en 2014, du moins dans l'immédiat.

Le Président a aussi réaffirmé son engagement de stabiliser globalement les effectifs, les créations de postes dans les ministères «prioritaires» (Education, Justice, Police) devant être compensées par des suppressions ailleurs, là où son prédécesseur avait supprimé plus de 150.000 postes via la règle de non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite.

Malgré ces propos rassurants, le rapporteur général du Budget à l'Assemblée, Christian Eckert (PS), table notamment sur quelque 13.200 réductions de postes dans certains ministères - surtout la Défense (-7.881) et l'Economie (-2.564) -, contre 10.000 créations de postes dans les secteurs prioritaires.

La «machine de guerre» s'accélère

Ces nouveaux efforts demandés aux agents vont en outre se conjuguer avec la future réforme des retraites. Même si le gouvernement semble avoir abandonné la piste explosive d'un changement du mode de calcul de leurs pensions, les agents seront en effet mis à contribution quoi qu'il arrive via l'allongement de la durée de cotisation.

Pour les syndicats, avec toutes ces mesures, les discours du gouvernement en faveur des services publics, encore réaffirmés lors de la conférence sociale, semblent en contradiction avec les faits.