Le rapporteur du budget au Sénat veut taxer plus le diesel

ECONOMIE François Marc cherche des pistes du côté de la fiscalité écologique pour renflouer le déficit public...

A.Ch.

— 

Illustration diesel à la pompe.
Illustration diesel à la pompe. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Alors que la Cour des comptes a estimé ce jeudi que le déficit public pourrait atteindre entre 3,8 et 4,1% du PIB en 2013, contre 3,7% anticipé par le gouvernement ;  le rapporteur PS du budget au Sénat, François Marc, a affirmé à Public Sénat qu’il allait falloir «chercher du côté d’une nouvelle taxe carbone, de la taxation plus importante du diesel» pour renflouer les comptes de la France.

Des recettes sur les pesticides et les niches fiscales

«Sur la fiscalité écologique, il va valoir répondre aux attentes, a-t-il déclaré à Public Sénat. On a fixé à 3 milliards les nouvelles recettes pour financer la baisse des charges pour les entreprises». Aujourd’hui, l’écart de taxation entre l’essence et le diesel tourne autour de 20 centimes par litre.

Parmi les pistes évoquées par François Marc, hormis la taxe carbone et le diesel, le rapporteur a évoqué «des recettes notamment au niveau des pesticides, d’un certain nombre de produits polluants. Il s’agit de changer les comportements. Ces recettes ne sont pas destinées à punir les consommateurs, mais il s’agit d’orienter les comportements ».

François Marc «pense aussi au logement, pour qu’ils consomment moins d’énergie». Les niches fiscales non écologiques sont aussi dans le collimateur «car il y en a qui sont totalement inopérantes, inadaptées ou anti-écologiques. (…) Il faut diminuer ces pertes de recette. (…) Il faut avoir un tri sélectif sur l’ensemble de ces niches».

Une inspiration écolo pour le budget qui n’a toutefois pas convaincu le sénateur EELV Jean-Vincent Placé, pourtant favorable à une taxation du diesel, qui a condamné «cette cure effrénée à l’austérité, à la rigueur. C’est une vision comptable qui n’a aucun sens», selon le président du groupe écologiste au Sénat.