Revivez l'audition de Dominique Strauss-Kahn au Sénat ce mercredi

E.O. & B. de V.

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Dominique Strauss-Kahn, le 11 juin 2013 à Paris.
Dominique Strauss-Kahn, le 11 juin 2013 à Paris. — Jacques Brinon/AP/SIPA

 

16h24: Les membres débattent du passage de DSK. Si les conversations sont inaudibles, il a pour sûr fait sensation, cela se ressent assez facilement. FIN DE CE LIVE, MERCI DE NOUS AVOIR SUIVI.
16h22: Fin de l'audition. DSK salue le président et quitte l'hémisicle assez vite. Une membre de la commission se vexe que les journalistes partent à la fin de l'audition et ne restent pas pour la suite de la séance. Le succès de cette commission a en effet sûrement fait long feu.
16h17: «Toute régulation n'est pas bonne à prendre. Il faut de la technicité pour savoir par quel angle attaquer la finance.»
16h12: En tous cas, l'ancien président du FMI n'a pas perdu sa vocation d'orateur. Il est calme, très confiant, sourit en regardant ses interlocuteurs tout en développant une argumentation bien construite. Une bonne copie sur la forme.
16h10: Sur la taxe sur les transaction financières, je ne vais pas m'étaler. C'est une grande illusion, c'est pas des taxes de 0,0 quelque chose qui feront avancer le débat.
16h08: Et la PHRASE DU JOUR: «Nous sommes dans un monde de méchants. Il ne faut pas croire que les décisions qui sont prises sont faites au nom de l’intérêt général.»
16h06: DSK répond enfin: Le système est comme il est. Il a beaucoup de défaut mais ce que je vois, c'est que les résultats de chaque nouveau texte sont modestes car on ne fait que le corriger.
16h01: DSK va tenter de synthétiser les 7 minutes non-stop de questions de cinq membres différents.
16h00: On s'approche de la fin. DSK commence a faire de l'humour dans ses interventions, arrache un rire ou deux parmi les membres de la commission. Opération séduction réussie. Certains membres tentent toutefois de le mettre en défaut sur certaines question de fond.
15h45: Réponses aux questions des membres: Sur les conflits d'intérêts, c'est un sujet central.
15H41: DSK a posé sa montre devant lui mais cela ne l'empêche pas de très largement déborder dans ses réponses. Le président est obligé de le couper.
15h34: "La vraie question que pose le risque comme la contagion transfrontalière (comme la Grèce) est que les supervisions restent nationales et ne sont pas internationales. Je ne citerai personne mais des très très grands pays européens ne veulent pas d'une supervision supranationale."
15h32: DSK poursuit sur la finance dans le monde et tacle la surveillance. «La prise de risque est trop grande. Je vais le dire de façon raisonnable car je suis scruté, filmé. Le gendarme n'est pas assez armé».
15h26: DSK insiste sur les sanctions individuelles. «Il faut que les sanctions touchent les individus dans toute la chaîne hiérarchique et non les institutions. Comme ça ils comprendront que leur responsabilité est attachée à un risque.»
15h21: Quel a été le rôle du FMI? Le FMI n'intervient que lorsqu'on lui demande, pas sur sa volonté. La marge de manoeuvre du FMI n'a pas été optimale. On ne peut pas non plus aller voir sur place. Toutefois depuis 2007, la stabilité financière est devenu la préocupation principale. Le FMI est une sorte de gendarme (pas un superviseur) mais il n'en a pas les moyens légaux.
15h19: 18.000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux. Le FMI disait que les paradis fiscaux ne sont pas une menace pour le monde. Est-ce contradictoire? Le paradis fiscal a des conséquences injustes mais pas systémiques. Le fait que de l'argent échappe à l'impôt n'a pas de conséquence.
15h16: Début des questions. Ceux qui sont censés être experts en économie sont en réalité assez ignorants, explique DSK.
15h14: Faire en sorte à l'échelle de la planète que les grandes économies se conforment à leurs engagements d'assainir l'économie, c'est une autre paire de manches.
15H12: Il faut donc réguler les comportements individuels. Ca n'est pas tellement un problème de difficultés techniques. C'est vraiment la volonté politique d'agir sur les acteurs qui aujourd'hui donne assez peu de résultats.
15h09: La métaphore de la voiture: vous avez des voitures, bon, ensuite, il faut des feux rouges, des panneaux stop, etc. En finance c'est pareil..
15h05: «C'est donc à bon droit que votre commission s'interroge. Il y a énormément de dysfonctionnement dans le système et des situations individuelles scandaleuses qui touchent à l'équité et nécessitent que le spouvoirs publics s'en occupent.»
15H04: DSK prend la parole. «L'économie réelle constitue une discipline assez simple. La où ça se complique, c'est avec l'introduction de la monnaie. Et on rentre dans un autre monde. Ces mots m'ont servi d'introduction à mon cours à l'université quand j'étais professeur.» Le ton est donné, DSK l'enseignant!
15h03: Les journalistes continuent d'arriver. Les deux balcons sont pleins. Je suis bien assis mais ça pousse derrière. La commission n'a jamais vu ça!
15h02: La présence de DSK est un souhait unanime de la commission, précise le rapporteur.
15h01: DSK va parler d'abord 10 minutes. Puis lui seront poser des questions-débat par le rapporteur et les membres de la commission.
15h00: On commence à l'heure. Le président de la commission appelle DSK monsieur le ministre. DSK prête serment. DSK précise: «le FMI m'enjoint à ne pas révéler certaines informations, vous m'excuserez alors.»
14h57: DSK relit ses notes avant de prendre la parole. Il est très calme face à l'agitation médiatique d'aujourd'hui. Entre habitude et renouveau.
14h55: DSK est assis, fait quelques clins d'oeil. Il attend. Se lève va discuter avec quelques connaissances assises dans la salle de la commission. François Pillet à la tribune demande aux photographes de se calmer et de ne pas photographier durant l'audition.
14h54: DSK arrive souriant et une meute de photgraphes se jettent sur lui.

13h12: «Vous me demandez si je trouve si c'est normal ? Je vous réponds non, pour des raisons morales», a estimé le député-maire de Nice Christian Estrosi sur Radio Classique et Public Sénat.
13h08: Plus tôt, le sénateur UMP Gérard Longuet a critiqué ce mercredi la venue de Dominique Strauss-Kahn, estimant qu'il n'était «pas souhaité» dès lors qu'il a dégradé «l'image de l'homme politique».
13h06: Un «retour» public de DSK, ça fait forcément réagir la classe politique. Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé qu'elle n'aurait pas été «rechercher l'expertise» de Dominique Strauss-Kahn.
13h05: Sur Twitter, le hastag de l'audition c'est #directSenat tout simplement. Mais les commentaires, c'est ci-dessous sur cette page.
13h01: C'est aussi le retour de DSK le professeur, DSK l'économiste, qui va parler durant une heure du rôle des banques dans l'évasion fiscale. A vos cahiers et vos stylos, le cours commence dans deux heures.
13h00: Bienvenue à tous pour ce direct de l'audition de Dominique Strauss-Kahn, alias DSK, devant la commission d'enquête sur le rôle des banques dans l'évasion fiscale. Un retour devant les caméras qui va rendre célèbre pendant quelques heures cette commission créée en avril dernier.  Quoi qu'il en soit, bravo à cette commission qui a trouvé l'invité ultime pour faire parler d'elle.

La présence au Sénat de celui qui «a dégradé l'image de l'homme politique» fait grincer des dents dans l’opposition. Dominique Strauss-Kahn va pourtant être auditionné publiquement ce mercredi à partir de 15h au palais du Luxembourg, par la commission d'enquête sur le rôle des banques dans l'évasion fiscale.

La commission en question, créée le 17 avril dernier, étudie le rôle des banques et des acteurs financiers dans l'évasion des capitaux, sur ses effets fiscaux et sur les équilibres économiques ainsi que sur les contrôles s'exerçant sur ces processus. Dominique Strauss-Kahn y est entendu en tant qu’ancien ministre et ex-directeur général du FMI, le Fonds monétaire international.

L'intervention de DSK intervient au coeur d'un cycle d'auditions organisées par cette commission, qui a notamment entendu Bernard Cazeneuve, le ministre délégué chargé du budget, la semaine passée.

Dominique Strauss-Kahn apparait rarement en public, depuis le scandale de l’affaire Nafissatou Diallo, en 2011. Il retrouve ainsi ce mercredi un cadre institutionnel, après avoir été vu à Roland-Garros et au festival de Cannes.