Feu vert des actionnaires de Sprint au mariage avec Softbank

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Une semaine après l'abandon de son concurrent Dish Networks, le groupe japonais Softbank s'est rapproché un peu plus mardi de la prise de contrôle du numéro trois américain de la téléphonie mobile Sprint, en obtenant mardi le feu vert des actionnaires de sa cible.
Une semaine après l'abandon de son concurrent Dish Networks, le groupe japonais Softbank s'est rapproché un peu plus mardi de la prise de contrôle du numéro trois américain de la téléphonie mobile Sprint, en obtenant mardi le feu vert des actionnaires de sa cible. — Kazuhiro Nogi AFP

Une semaine après l'abandon de son concurrent Dish Networks, le groupe japonais Softbank s'est rapproché un peu plus mardi de la prise de contrôle du numéro trois américain de la téléphonie mobile Sprint, en obtenant mardi le feu vert des actionnaires de sa cible.

Des actionnaires représentant environ 80% du capital de Sprint ont voté en faveur de l'opération mardi, lors d'une assemblée générale extraordinaire d'une dizaine de minutes à Overland Park au Kansas (centre), qui était retransmise par téléphone.

Le directeur général de Sprint, Dan Hesse, a salué dans un communiqué «un jour historique».

«La transaction avec Softbank devrait améliorer la valeur à long terme de Sprint et sa position concurrentielle, en créant une société avec une plus grande flexibilité financière», a-t-il rappelé.

L'offre amicale à 21,6 milliards de dollars de Softbank doit lui permettre de prendre 78% du capital du groupe américain et de le recapitaliser à hauteur de 5 milliards de dollars.

Cela donnera à Sprint des liquidités supplémentaires pour financer des investissements dans son réseau ou des acquisitions.

L'opérateur américain a déjà un projet bien avancé: il est en passe de racheter les 50% qu'il ne détient pas encore dans le fournisseur américain d'accès à internet Clearwire, dont l'important portefeuille de fréquences est un actif stratégique vu les besoins importants provoqués par le boom des appareils mobiles connectés comme les smartphones et les tablettes.

Softbank avait été forcé à relever son offre, initialement de 20,1 milliards de dollars pour une prise de contrôle à 70% de Sprint, afin de contrer un autre prétendant de Sprint, le bouquet satellitaire américain Dish Networks. Ce dernier a finalement jeté l'éponge la semaine dernière, retirant ainsi une grosse épine du pied de Softbank.

Dish était aussi engagé dans une bataille boursière parallèle avec Sprint pour Clearwire, mais là non plus les choses ne semblent pas tourner à son avantage: la dernière offre de Sprint, de 14 milliards de dollars reprise de dette comprise, a reçu le soutien de Clearwire.

Le feu vert des actionnaires de Sprint était l'une des dernières formalités nécessaires avant la concrétisation de l'alliance avec Softbank, qu'il a répété mardi prévoir pour «début juillet».

Le calendrier actuel prévoit que l'offre de Softbank soit ouverte jusqu'au 5 juillet à 21H00 GMT, a-t-il précisé.

Pour consommer leur mariage, Sprint et Softbank n'attendent plus désormais qu'une dernière autorisation administrative, celle du régulateur américain du secteur des télécoms, la FCC. Cela ne devrait toutefois pas trop présenter de difficulté, les deux groupes n'étant pas présents sur les mêmes marchés.

Softbank avait eu davantage de mal à obtenir, fin mai, le feu vert du comité gouvernemental chargé d'évaluer les conséquences potentielles pour la sécurité nationale des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques.

Le groupe japonais avait dû donner des gages important à Washington, notamment un droit de regard sur la nomination d'un membre du conseil d'administration de Sprint chargé de superviser les questions de sécurité, et sur certains contrats avec ses fournisseurs.

A la Bourse de New York, l'action Sprint gagnait 1,53% à 6,97 dollars vers 16H40 GMT. Dish progressait de 1,71% à 39,84 dollars et Clearwire de 0,15% à 5,04 dollars.