Le président américain Barack Obama a vanté samedi les bénéfices économiques potentiels de la réforme de l'immigration actuellement débattue au Congrès.
Le président américain Barack Obama a vanté samedi les bénéfices économiques potentiels de la réforme de l'immigration actuellement débattue au Congrès. — Johannes Eisele AFP

Économie

Obama vante les bénéfices économiques de la réforme de l'immigration

Le président américain Barack Obama a vanté samedi les bénéfices économiques potentiels de la réforme de l'immigration actuellement débattue au Congrès.

Le président américain Barack Obama a vanté samedi les bénéfices économiques potentiels de la réforme de l'immigration actuellement débattue au Congrès.

«Un rapport du bureau du Budget au Congrès a clairement montré que ce projet de loi bipartisan et de bon sens aiderait la classe moyenne à faire croître notre économie et à réduire les déficits, en assurant que chaque travailleur en Amérique soit soumis aux même règles et paie des impôts comme tout le monde», a fait valoir M. Obama dans son discours hebdomadaire diffusé sur internet et les radios.

«Un autre rapport du bureau indépendant qui supervise les finances de la Sécurité Sociale (système américain de retraites, NDLR) (...) souligne que ce projet de loi sur l'immigration renforcera en fait la solvabilité de la Sécurité Sociale et la santé à long terme pour les futures générations», a ajouté le président démocrate.

Le projet de loi permettra en outre d'«attirer des chefs d'entreprise et des ingénieurs hautement qualifiés qui font croître l'économie pour tout le monde», a-t-il souligné.

La réforme, qui vise la régularisation des 11,5 millions de sans-papiers vivant dans le pays et une amélioration du système de visas pour les étrangers hautement qualifiés (sciences, hautes technologies...) et peu qualifiés (agriculture, bâtiment...), est une priorité du second mandat de Barack Obama.

Mais les élus républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, veulent le renforcement de la sécurité aux frontières comme condition préalable à toute régularisation, de façon à freiner les arrivées futures de sans-papiers.

Les sénateurs ont abouti cette semaine à un compromis pour doubler le nombre de policiers à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Si le Sénat adoptait la réforme la semaine prochaine, la Chambre pourrait voter son propre texte d'ici la fin juillet. Les deux versions devront ensuite être réconciliées, ce qui pourrait prendre encore plusieurs mois.