Petroplus: le Libyen Murzuk Oil dit que son offre «est prête»

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Le groupe libyen Murzuk Oil, candidat à la reprise de la raffinerie Petroplus, à Petit-Couronne, près de Rouen, est venu vendredi garantir aux salariés en assemblée générale que son offre finale de reprise "est prête".
Le groupe libyen Murzuk Oil, candidat à la reprise de la raffinerie Petroplus, à Petit-Couronne, près de Rouen, est venu vendredi garantir aux salariés en assemblée générale que son offre finale de reprise "est prête". — Charly Triballeau AFP

Le groupe libyen Murzuk Oil, candidat à la reprise de la raffinerie Petroplus, à Petit-Couronne, près de Rouen, est venu vendredi garantir aux salariés en assemblée générale que son offre finale de reprise «est prête».

Devant les grilles de la raffinerie aujourd’hui totalement arrêtée, et face à une centaine de salariés ou sympathisants, le PDG fondateur de Murzuk Oil, Mabrouck Elie Getty, a assuré «pouvoir sauver la raffinerie» et l’ensemble de ses salariés. «Notre offre de reprise est prête», a-t-il insisté.

Un autre rendez-vous avec les salariés est prévu sous quinzaine, a dit M. Getty. «Nous avons le soutien des banques et du gouvernement libyen», a-t-il dit devant les salariés sans pour autant préciser davantage le montant des fonds immédiatement mobilisables.

Le fondateur de Murzuk Oil avait déjà tenu ces propos devant le tribunal de commerce de Rouen qui l'avait, a-t-il dit, «humilié» en repoussant sa proposition. Mais il compte relancer avec force sa proposition en rendant publique, via internet, son offre finale dans les semaines à venir, et s'étonne du silence du gouvernement français.

«Arnaud Montebourg nous a dit en mars +il faut trois choses: un projet industriel, des garanties financières et une fourniture du brut+. On a les trois. Je suis choqué. En ne répondant pas à nos demandes de rendez-vous, le gouvernement français joue le pompier pyromane», a déploré Mabrouck Elie Getty. «Pour une question d'honneur et de conviction, on va aller jusqu’au bout à Petit-Couronne. (...) La raffinerie est rentable», a-t-il conclu.

Au nom de l’intersyndicale, Yvon Scornet «continue de demander la reprise de l’activité raffinerie sur le site. Soit l’un des repreneurs est valable, soit il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et nationalise le site», a-t-il estimé.

La raffinerie de Petit-Couronne a déposé son bilan en janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse Petroplus. Malgré des mois de recherche, aucun repreneur crédible ne s'est présenté et le tribunal de commerce de Rouen a confirmé le 16 avril 2013 la liquidation judiciaire.