Gaz: le chinois CNPC entre dans le projet GNL Iamal

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Le groupe gazier russe Novatek a signé vendredi un accord prévoyant l'acquisition par le chinois CNPC d'une participation de 20% dans son projet d'usine de liquéfaction du gaz sur la péninsule de Iamal, dans l'Arctique russe.
Le groupe gazier russe Novatek a signé vendredi un accord prévoyant l'acquisition par le chinois CNPC d'une participation de 20% dans son projet d'usine de liquéfaction du gaz sur la péninsule de Iamal, dans l'Arctique russe. — AFP

Le groupe gazier russe Novatek a signé vendredi un accord prévoyant l'acquisition par le chinois CNPC d'une participation de 20% dans son projet d'usine de liquéfaction du gaz sur la péninsule de Iamal, dans l'Arctique russe.

Le contrat, paraphé lors du forum économique de Saint-Pétersbourg, prévoit que la Chine participe au financement du projet, dont le français Total est déjà partenaire.

Le groupe chinois s'engage par ailleurs à acheter sur le long terme trois millions de mètres cubes de GNL par an. La capacité totale de l'usine selon les prévisions sera de 16,5 millions de tonnes par an.

Ce contrat nécessite d'amender la législation russe, qui accorde à Gazprom le monopole des exportations de gaz. Mais le gouvernement s'est dit prêt à une libéralisation pour le GNL.

«Nous constatons que la Russie accorde une attention importante à son expansion sur le marché du GNL et nous nous félicitons de l'augmentation des livraisons russes de GNL à la Chine», a commenté Zhou Jiping, président du conseil d'administration de CNPC, cité dans un communiqué de Novatek.

La péninsule de Iamal, une vaste étendue au-delà du cercle polaire, est considérée comme l'une des plus riches en hydrocarbures de la planète.

L'alliance entre Total et Novatek, le numéro deux russe du gaz après le géant public Gazprom, prévoit d'y exploiter le gisement de Tambeïskoïé-sud, dont les réserves sont estimées à 907 milliards de mètres cubes, selon les deux sociétés.

Ce projet pilote, dans l'une des régions les plus inhospitalières du monde, nécessitera aussi la construction d'un port adapté à la navigation dans l'Arctique et d'un aéroport.