Météo: les voyagistes français à la peine

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Les tour-opérateurs français sont vraiment à la peine: leur activité s'est écroulée cet hiver et l'été s'annonce incertain, marqué par un net retard des réservations à fin mai, selon un bilan présenté jeudi par l'association Ceto.
Les tour-opérateurs français sont vraiment à la peine: leur activité s'est écroulée cet hiver et l'été s'annonce incertain, marqué par un net retard des réservations à fin mai, selon un bilan présenté jeudi par l'association Ceto. — Fred Dufour AFP

Les tour-opérateurs français sont vraiment à la peine: leur activité s'est écroulée cet hiver et l'été s'annonce incertain, marqué par un net retard des réservations à fin mai, selon un bilan présenté jeudi par l'association Ceto.

«On est au creux de la vague», a dit René-Marc Chikli, le président du Ceto, devant la presse, alors que l'activité avait déjà baissé l'hiver précédent, mais dans une moindre mesure.

De novembre à fin avril, le volume d'affaires des membres du Ceto a diminué de 6,9% sur un an à 2,12 milliards d'euros et la clientèle a fondu: seuls 2,62 millions de clients ont voyagé via des tour-opérateurs, soit 11% de moins qu'à l'hiver 2011-2012.

Les tour-opérateurs ont perdu quelque 100.000 clients en voyages à forfaits (vol + séjour), leur coeur de métier, avec seulement 1,52 million de départs.

Mais, fait nouveau, ils ont aussi accusé une baisse nette des ventes de billets d'avion seuls (-9,7%), qui permettent habituellement d'écouler des invendus...

En cause: la crise qui rend les consommateurs frileux, des destinations qui restent en berne comme l'Egypte et la Tunisie, mais aussi une baisse volontaire des capacités aériennes sur certaines destinations comme la République dominicaine afin de faire remonter les marges des voyagistes, ou encore l'impact du calendrier des vacances scolaires.

En outre, «les gens réservent de plus en plus en direct, sans passer par les tour-opérateurs», relève Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde.

Seul point positif: la recette unitaire moyenne sur le semestre d'hiver a augmenté de 4,6%. «On a protégé la recette unitaire. On a limité l'offre dans certains cas pour éviter les sur-offres et les déstockages», explique René-Marc Chikli.

Du côté des réservations pour l'été, «tout reste à faire pour juillet. On va vendre des voyages en dernière minute, à la semaine... et le facteur météo peut jouer. Mais août s'annonce meilleur que juillet», a indiqué M. Chikli.

Pour l'instant, les réservations cumulées au 31 mai sont en recul de 7,1%, toutes destinations confondues. La baisse est forte sur la Tunisie et l'Egypte notamment. Mais certaines destinations tirent très bien leur épingle du jeu, comme la Sardaigne et la Crète.