Conjoncture: Et si le pire était derrière nous?

ENTREPRISE Selon les indicateurs publiés jeudi par le cabinet Markit, «la contraction continue de ralentir dans le secteur privé français en juin»...

Claire Planchard

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La zone commerciale de Plan de campagne à Cabriès le 9 avril 2013.
 
La zone commerciale de Plan de campagne à Cabriès le 9 avril 2013.   — P. Magnien/20Minutes

Les bonnes nouvelles économiques sont assez rares par les temps qui courent pour qu’on ne laisse pas passer celle-ci. Aussi technique soit-elle. Selon le cabinet Markit, l'indice Flash composite de l'activité globale en France est ressorti à 46,8 points, contre 44,6 en mai: c’est un plus haut depuis dix mois.

Coup de frein sur la contraction

Cet Indice baptisé PMI, reconnu comme un indicateur de référence dans les analyses conjoncturelles, est le fruit d'une enquête menée auprès des acheteurs d'un large panel d'entreprises opérant dans l'industrie manufacturière et le secteur des services.

Dans le détail, l'indicateur des services ressort à 46,5 (44.3 en mai), tandis qu'il atteint 48,3 dans l'industrie manufacturière (46,4 en mai), au plus haut de 16 mois.

La reprise n’est donc toujours pas au rendez-vous, puisqu’un indice inférieur à 50 est synonyme de contraction de l’activité. Mais la dégringolade a pris un sérieux coup de frein.

La croissance à portée de main?

«Bien que la conjoncture économique française reste faible, les dernières données PMI flash confirment le ralentissement de la baisse de l'activité au deuxième trimestre», a commenté Jack Kennedy, l'économiste de Markit. «L'emploi continue en revanche de reculer à un rythme soutenu, le ralentissement de la baisse des affaires en attente laissant toutefois espérer un infléchissement de la courbe du chômage dans les prochains mois», juge-t-il.

Au niveau européen, l’espoir aussi renaît: «Fait encourageant, toutefois, la baisse de l’activité a ralenti au cours du deuxième trimestre, le taux de  contraction affichant un plus bas de quinze mois en  juin. Si cette tendance se poursuit, l’économie de la  région pourrait se stabiliser au cours du troisième  trimestre, et la zone euro pourrait renouer avec la  croissance au quatrième trimestre», analyse Chris Williamson, chef économiste chez Markit. «Les entreprises pensent que le pire est peut-être passé, la situation montre des signes de stabilisation», conclut-il.