Le PDG de Sony diffère la réponse au fonds Third Point

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Sony tenait jeudi matin son assemblée générale annuelle des actionnaires au cours de laquelle le PDG a défendu sa stratégie et différé une réponse sur la proposition formulée par le fonds américain Third Point de mise en Bourse de ses activités dans les médias et contenus audiovisuels.
Sony tenait jeudi matin son assemblée générale annuelle des actionnaires au cours de laquelle le PDG a défendu sa stratégie et différé une réponse sur la proposition formulée par le fonds américain Third Point de mise en Bourse de ses activités dans les médias et contenus audiovisuels. — Kazuhiro Nogi AFP

Sony tenait jeudi matin son assemblée générale annuelle des actionnaires au cours de laquelle le PDG a défendu sa stratégie et différé une réponse sur la proposition formulée par le fonds américain Third Point de mise en Bourse de ses activités dans les médias et contenus audiovisuels.

«La stratégie de croissance de ces activités de divertissement est extrêmement importante», a d'emblée souligné le patron du fleuron japonais de l'électronique, Kazuo Hirai, devant 10.693 actionnaires regroupés dans les salles d'un grand hôtel de Tokyo, un nombre record.

L'investisseur Daniel Loeb, dirigeant de Third Point, a proposé de séparer et coter aux Etats-Unis 15 à 20% de Sony Entertainment (banque de films de cinéma, musique enregistrée, participations dans des télévisions), dans le but d'aider le groupe dans son entier à dégager davantage de profits.

«Nous reconnaissons qu'il s'agit d'une proposition très importante en ce qui concerne non seulement Sony aujourd'hui, mais aussi l'avenir de Sony», a déclaré M. Hirai.

Mais, a-t-il poursuivi,«nous nous prononcerons après discussion et analyse en conseil d'administration en regroupant les informations requises et en prenant le temps nécessaire».

Sony est dans une situation mitigée: le groupe est parvenu pour la première fois en 5 ans à dégager un bénéfice net sur l'ensemble de l'exercice d'avril 2012 à mars 2013 grâce à divers changements structurels, ce dont s'est grandement félicité M. Hirai parlant de «réforme historique». Las, l'activité centrale, les appareils électroniques, dont les TV, reste dans le rouge.

«Pour asseoir confortablement le succès de Sony, nous pensons que le groupe doit modifier le mode de détention de la filiale Sony Entertainment. Cela permettrait de renforcer Sony en allègeant sa dette et en lui donnant des moyens financiers supplémentaires pour revitaliser l'entité Sony Electronics», a argué M. Loeb.

Ce dernier juge en outre qu'en étant cotée à hauteur de 15 à 20%, la division Sony Entertainment gagnerait en rentabilité par une réforme de la façon dont elle est dirigée. M. Loeb précise que Sony devrait alors donner «un droit de souscription aux actuels actionnaires du groupe», dans le but de protéger les intérêts économiques de ces derniers.

Third Point est un des plus gros actionnaires de Sony, avec 6,9% des parts, selon les informations que ce fonds a publiées dernièrement.

M. Hirai, lui, s'est fixé des objectifs qui vont aussi dans le sens d'une rentabilité durable du groupe, mais qui passent d'abord par le redressement de l'activité des TV et d'autres produits via une refonte de la manière dont ils sont fabriqués et vendus et grâce aux synergies entre eux.