Nouvel organigramme pour Suez-GDF

— 

Les PDG de Suez et de Gaz de France ont défendu mardi la "cohérence" de leur fusion, tant sur le plan industriel qu'en terme de culture d'entreprise, pour répondre aux critiques notamment des syndicats qui s'opposent farouchement à ce projet.
Les PDG de Suez et de Gaz de France ont défendu mardi la "cohérence" de leur fusion, tant sur le plan industriel qu'en terme de culture d'entreprise, pour répondre aux critiques notamment des syndicats qui s'opposent farouchement à ce projet. — Joël Saget AFP/Archives

 Ce matin, Suez-Gaz de France devrait enfin lever le voile sur son organisation interne. Par qui et comment sera dirigé le nouveau géant de l’énergie, qui englobera GDF privatisé ? Le champion européen devrait êtreprésidé par le patron de Suez, Gérard Mestrallet. Mais celui de GDF, Jean-François Cirelli, a négocié ferme pour que ses troupes ne soient pas reléguées au second plan sous prétexteque le gazier national est moins volumineux que son fiancé. Lui-même pourrait devenir «numéro unbis », plutôt que numéro deux, assurait vendredi un proche du dossier. Mais les détails des transactions financières restent àfixer.En février, les deux groupes avaient décidé qu’une action Suez donnerait droit à une actionGDF, augmentée d’un dividende exceptionnel d’un euro. Or, depuis l’annoncede lafusion, le cours de l’action Suez, qui naviguait auparavant dans les mêmes eaux que GDF, aux alentours de 30-32 g, s’est établi à 35 g.Du coup, certains actionnaires minoritaires de Suez ont déjà averti qu’ils voulaient un dividende plus important. Mais le gouvernement, qui sera actionnaire, n’y semble pas favorable.

Angeline Benoit (avec AFP)