La Bourse de Paris clôture en hausse et place ses espoirs dans la Fed

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La Bourse de Paris a terminé en nette baisse lundi (-1,71%), retombant à son plus bas niveau depuis début décembre 2012, préoccupée par le prochain resserrement monétaire aux Etats-Unis et la situation des banques en Chine.
La Bourse de Paris a terminé en nette baisse lundi (-1,71%), retombant à son plus bas niveau depuis début décembre 2012, préoccupée par le prochain resserrement monétaire aux Etats-Unis et la situation des banques en Chine. — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a clôturé en nette hausse lundi (+1,54%), nourrissant l'espoir de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) poursuivre sa politique monétaire de soutien à l'économie lors de sa prochaine réunion mardi et mercredi.

L'indice CAC 40 a pris 58,50 points à 3.863,66 points, dans un volume d'échanges faible de 2,6 milliards d'euros. Vendredi, il avait grignoté 0,19%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a gagné 1,08% et Londres 0,35%. Par ailleurs, l'Eurostoxx a engrangé 1,33%.

La cote parisienne, qui a évolué dans le vert tout au long de la séance, a brièvement franchi à la hausse le seuil des 2% dans l'après-midi, soutenue par une ouverture dynamique à Wall Street.

«Après quatre semaines consécutives de baisse», rappelle Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, «les marchés européens ont démarré la semaine du bon pied avant la réunion de la Fed».

Ils «partent du principe que la Fed pourrait revoir à la baisse ses prévisions économiques», ce qui repousserait la perspective d'un ralentissement de sa politique ultra-accommodante, tant redoutée par les opérateurs, poursuit l'analyste.

«Bien qu'aucun changement de politique ne soit attendu, la capacité du président de la Fed Ben Bernanke à effectivement communiquer la stratégie de la Fed sur un ralentissement [du rythme des achats d'actifs, ndlr] sera cruciale pour déterminer si la volatilité va persister ou non sur les marchés», expliquent les économistes de Crédit Agricole CIB.

Du côté des indicateurs économiques, l'agenda a été peu fourni, le rebond surprise de l'activité manufacturière de la région de New York en juin ayant de son côté peu fait réagir les investisseurs.

Parmi les valeurs, les poids lourds de la cote parisienne se sont bien comportés à l'image de Sanofi (+2,62% à 82,57 euros), Total (+2,28% à 38,3 euros), Axa (+2,59% à 15,85 euros) ou encore Danone (+2,75% à 58,22 euros).

France Télécom a fini en tête du CAC 40 (+3,08% à 7,59 euros). Le conseil d'administration d'Orange a maintenu à la tête de l'opérateur Stéphane Richard, tout en le plaçant sous surveillance, après sa mise en examen la semaine passée dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais.

Le secteur immobilier, avec notamment Nexity (+9,41% à 28,94 euros) s'est bien comporté après des annonces favorables sur la fiscalité.

EADS a faiblement progressé de 0,37% à 43 euros, alors que s'est ouvert le salon aéronautique du Bourget.

Air France-KLM a pris 0,34% à 7,2 euros, après avoir annoncé lundi avec la compagnie indienne Jet Airways un renforcement de leur partenariat commercial.

Du côté des baisses, Technip (-1,67% à 83,7 euros) s'est replié dans le sillage de l'effondrement en Bourse de la société italienne Saipem après un avertissement sur ses résultats.

Valeo a perdu quant à lui 0,77% à 51,5 euros.

Les valeurs bancaires se sont bien tenues, à l'image de BNP Paribas (+1,09% à 43,75 euros), Société Générale (+1,33% à 28,94 euros) et Crédit Agricole (+0,78% à 6,95 euros).

Enfin, Arcelor Mittal (-1,12% à 9,13 euros) a annoncé le lancement de deux opérations de rachat de titres obligataires arrivant à échéance en 2014 pour réduire son endettement.

Euronext (CAC 40)