Dans les coulisses des comparateurs

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Difficile de s’y retrouver dans le maquis des comparateurs, aucun n’ayant le même modèle économique. On peut néanmoins distinguer deux grandes catégories.

- Les poids lourds. Ils se nomment Kelkoo, Buycentral, Ciao ! ou Leguide.com. Ils revendiquent les plus fortes audiences (4 millions de visiteurs par mois pour Kelkoo, 1,5 millions pour Buycentral) mais ne brillent pas toujours pas leur clarté. Un exemple avec Buycentral. Ce site compare les prix de quelque 400 marchands, qui ont tous payé pour être référencé. Mais l’internaute ne trouvera nulle part cette information.

- Les « jeunes turcs » contestent l’hégémonie des anciens en se prévalant d’une plus grande exhaustivité. Charles Bourasset, directeur marketing de Pricerunner affirme être « plus objectif, plus transparent, plus fiable, avec un maximum de marchands et un affichage selon le prix, sans lien avec la rémunération. » De fait, ce site mixe effectivement des partenaires payants et des marchands gratuits, mais ne propose un lien direct que vers les premiers. Twenga, lui, se présente comme un annuaire entièrement gratuit, ouvert à tous les marchands. « Nous espérons recenser 2000 marchands d’ici à la fin de l’année » affirme Bastien Duclos, directeur général. Au risque d’accepter tout et n’importe qui, comme le funeste perenoel.fr, condamné par la justice voici quelques années ? « Il y a probablement un nouveau perenoel.fr aujourd’hui sur Twenga, avoue carrément Bastien Duclos. Nous allons bientôt installer des systèmes de notation des marchands par les internautes pour limiter les risques. »

Sylvain Pak