Les « low costs » sont déjà présentes dans les gros aéroports de France

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Le plan Vigipirate restait maintenu au niveau rouge jeudi à l'aéroport de Roissy, après la découverte d'un complot visant à faire exploser des avions de ligne entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture de Roissy.
Le plan Vigipirate restait maintenu au niveau rouge jeudi à l'aéroport de Roissy, après la découverte d'un complot visant à faire exploser des avions de ligne entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture de Roissy. — Jack Guez AFP/Archives

L'aéroport Marseille Provence n'est pas le seul gros aéroport français à vouloir profiter du développement des vols à prix cassé. A Nice (troisième aéroport de France), ce type de voyage représente déjà 30% du trafic. Lyon - qui devrait comme Marseille prochainement inaugurer un terminal entièrement dédié au bas coût -­ accueille déjà 200 000 passagers bas coût par an. Même l'aéroport Charles De Gaulle n'a pu résister à cette tendance. La moitié du trafic du terminal T3 est consacrée aux compagnies low cost.
Cette vague va-t-elle tout emporter ? Pas forcément. Les aéroports qui voudront attirer encore davantage ces compagnies devront casser les prix. Et Air France - KLM veille. En 2003 elle avait déjà réussi à chasser la compagnie à bas prix Ryanair de Strasbourg pour distorsion de concurrence.
La compagnie a également fait annuler la tarification réduite mise en place par l¹aéroport Bâle ­ Mulhouse. Désormais la règle est claire : il est interdit de facturer des redevances différentes aux compagnies utilisant les mêmes terminaux. Pour jouer sur les prix, il faudra construire de nouveaux hangars. Comme Marseille.

Edouard Lederer