Fitch abaisse la note de Chypre d'un cran à «B-» avec perspective négative

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L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé lundi abaisser la note long terme de Chypre d'un cran de "B" à "B-" avec perspective négative, en raison du degré élevé d'incertitude qui pèse sur l'économie chypriote.
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé lundi abaisser la note long terme de Chypre d'un cran de "B" à "B-" avec perspective négative, en raison du degré élevé d'incertitude qui pèse sur l'économie chypriote. — Miguel Medina afp.com

L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé lundi abaisser la note long terme de Chypre d'un cran de «B» à «B-» avec perspective négative, en raison du degré élevé d'incertitude qui pèse sur l'économie chypriote.

La note «B-» correspond à un emprunteur ne présentant que de faibles garanties de remboursement.

Fitch avait déjà abaissé de deux crans la note de Chypre fin janvier.

Dans un communiqué, l'agence de notation motive la révision à la baisse de la note par le «degré élevé d'incertitude concernant la perspective économique de Chypre en raison des risques liés à la mise en oeuvre du programme prévu de réformes ainsi que de la restructuration de l'industrie bancaire».

Le programme de réformes structurelles et budgétaires «améliore dans l'immédiat» la position de la dette souveraine, mais «Chypre ne présente aucune flexibilité pour affronter des chocs internes et externes», estime Fitch.

En outre, l'agence souligne le «risque que le plan dérape avec des mécanismes financiers potentiellement insuffisants pour absorber une dégradation fiscale et économique».

La dette publique pourrait s'envoler d'ici 2015 au-delà des 126% du PIB prévus dans le programme de réformes, reflétant l'hypothèse soutenue par Fitch d'une récession plus prononcée en fin de parcours du plan de réformes et une reprise plus lente qu'attendue, selon le communiqué. Ce qui implique le «peu de visibilité à ce stade sur les capacités de Chypre à transformer efficacement son économie hors des secteurs associés à l'industrie bancaire», souligne Fitch.

Au terme de longues tractations, la «troïka» des créanciers (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) a accepté fin mars d'apporter une aide de 10 milliards d'euros à Chypre en contrepartie d'un plan d'économies massif (hausse des impôts, privatisations...) et d'une restructuration drastique de son secteur financier.