Wall Street finit en hausse, accueillant d'un bon oeil de mauvais chiffres

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Wall Street a fini en hausse lundi, accueillant des chiffres économiques décevants aux Etats-Unis comme un signe du maintien de la politique de soutien exceptionnelle à l'économie menée par la banque centrale américaine: le Dow Jones a gagné 0,92% et le Nasdaq 0,27%.
Wall Street a fini en hausse lundi, accueillant des chiffres économiques décevants aux Etats-Unis comme un signe du maintien de la politique de soutien exceptionnelle à l'économie menée par la banque centrale américaine: le Dow Jones a gagné 0,92% et le Nasdaq 0,27%. — Spencer Platt Getty Images North America

Wall Street a fini en hausse lundi, accueillant des chiffres économiques décevants aux Etats-Unis comme un signe du maintien de la politique de soutien exceptionnelle à l'économie menée par la banque centrale américaine: le Dow Jones a gagné 0,92% et le Nasdaq 0,27%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est adjugé 138,46 points à 15.254,03 points et le Nasdaq 9,46 points à 3.465,37 points, après une séance passée en grande partie dans le rouge.

Le Standard & Poor's 500 a avancé de 0,59% (+9,68 points) à 1.640,42 points.

Après une trajectoire en dents de scie, les grands indices new-yorkais ont nettement regagné du terrain en toute fin d'échanges, dans un marché marqué par une forte volatilité.

Ces hésitations initiales traduisaient les doutes des investisseurs concernant «la signification des chiffres qui ont été publiés ce matin et leurs implications pour le marché», a noté Dan Greenhaus, gestionnaire de portefeuilles pour BTIG.

L'activité des industries manufacturières américaines s'est contractée contre toute attente en mai pour la première fois depuis novembre, selon un indice publié par l'association professionnelle ISM. Il s'est établi à 49%, marquant la limite entre hausse et contraction de l'activité, pour la première fois depuis six mois.

«Alors que des indicateurs tendaient à montrer que la période de ralentissement de la croissance américaine touchait à sa fin, l'indice manufacturier ISM montre une nette faiblesse» de l'activité, a relevé Harm Bandholz, économiste de UniCredit Research.

D'autre part, dans la construction, les dépenses ont moins progressé que prévu en avril.

Loin de faire plonger le marché dans le rouge, ces indicateurs peu brillants ont accentué l'appétit des acheteurs pour le marché des actions.

«Economiquement, ils ne sont pas bons, mais ils semblent aussi indiquer que la Réserve fédérale (Fed) va pouvoir rester dans le jeu», selon Dan Greenhaus, gestionnaire de portefeuilles pour BTIG.

Des commentaires du président de la Fed, Ben Bernanke, ont renforcé ces dernières semaines les attentes d'un ralentissement anticipé des mesures de soutien exceptionnelles de l'institution à l'économie en cas d'amélioration durable de la conjoncture. Or l'essor de Wall Street ces derniers mois est largement dû à ses injections de liquidités dans le circuit financier américain.

Le Dow Jones a en outre profité de la hausse du laboratoire pharmaceutique Merck (+3,75% à 48,45 dollars), le marché saluant une étude prometteuse pour lutter contre le mélanome avancé, forme la plus agressive de cancer de la peau.

L'indice a aussi reçu un coup de pouce du titre d'Intel (+3,95% à 25,24 dollars), le premier fabricant mondial de microprocesseurs, qui aurait été choisi par le numéro un des téléphones portables Samsung pour lui fournir des puces électroniques pour une nouvelle tablette, selon des informations de presse.

Les constructeurs automobiles qui ont publié lundi leurs chiffres de ventes mensuelles ont aussi aidé le marché: General Motors (GM) a avancé de 1,56% à 34,42 dollars et Ford, numéro deux du secteur, de 1,34% à 15,89 dollars.

Alors qu'Apple a comparu lundi à New York devant la justice qui le soupçonne de s'être entendu avec cinq maisons d'édition américaines pour relever les prix des livres électroniques, son titre a grappillé 0,22% à 450,72 dollars.

Le fabricant de jeux pour réseaux sociaux Zynga, en difficulté financière, s'est effondré de 12,03% à 2,99 dollars, plombé par l'annonce de la suppression de 18% de ses effectifs

Le groupe informatique Microsoft a avancé de 1,98% à 35,59 dollars alors que son patron, Steve Ballmer, envisagerait de recentrer son groupe sur le marché des tablettes et des téléphones portables multifonctions, selon le site spécialisé AllThingsD qui cite des sources proches du dossier.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,134% contre 2,164% vendredi soir, et celui à 30 ans à 3,276% contre 3,308%.

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