Compétitivité: PSA donne le coup d'envoi des négociations pour un «nouveau contrat social»

AUTOMOBILE Le constructeur espère conclure un accord d'ici le mois d'octobre pour économiser une centaine de millions d'euros par an...

C.P. avec AFP

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Le groupe PSA Peugeot Citroën a ouvert mercredi avec les organisations syndicales un cycle de négociations visant à leur faire partager sa vision stratégique et à renforcer le dialogue social pour redresser l'entreprise et préserver son ancrage en France, face à un marché en berne.
Le groupe PSA Peugeot Citroën a ouvert mercredi avec les organisations syndicales un cycle de négociations visant à leur faire partager sa vision stratégique et à renforcer le dialogue social pour redresser l'entreprise et préserver son ancrage en France, face à un marché en berne. — Joel Saget AFP

Après l'accord de compétitivité conclu chez Renault en mars, PSA a ouvert la voie ce mercredi à la définition «d'un nouveau contrat social».

Au terme d'une première réunion organisée au siège du groupe en présence du président du directoire Philippe Varin, le directeur des ressources humaines Philippe Dorge a indiqué qu'un cycle de réunions sur la compétitivité se déroulerait avec les syndicats entre juin et octobre.

Renouveler le dialogue social

A l'issue de ce cycle «c'est un large consensus que nous souhaitons obtenir autour du contrat social», a-t-il dit, cité dans un communiqué du constructeur.

Un «nouveau contrat social» dont cette première réunion a permis de définir les objectifs. Il s'agit de «mieux associer les salariés et représentants à la vision stratégique et aux projets d'avenir de l'entreprise», ainsi que d'identifier «les leviers qui contribueront au redressement» et permettront de maintenir ses bases fortes en France. En outre, les réunions doivent permettre de «renouveler et enrichir le dialogue social pour anticiper les projets et les transformations du groupe».

Une centaine de millions d'euros d'economie escomptés

PSA Peugeot Citroën vient de boucler un vaste plan de restructuration qui, entre mai 2012 et mai 2014, verra la suppression de plus de 11.200 emplois dans le groupe, notamment avec la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Le groupe cherche maintenant à anticiper une baisse importante du marché.

Il a annoncé des ventes en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013 et craint que le marché européen puisse «être plus difficile qu'attendu» en 2014. Le constructeur paie sa dépendance à l'Europe où il réalise 57% de ses ventes et où ses immatriculations ont baissé de 17%.

Alors que Renault vient de boucler un accord de compétitivité qui doit lui permettre de réduire de près de 500 millions d'euros ses coûts de production et  de pérenniser  ainsi ses usines en France,.chez PSA, l'objectif du futur accord est fixé à une centaine de millions d'euros d'économies par an. En 2012, la division automobile du groupe a consommé chaque mois 200 millions d'euros de liquidités.