Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013.
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

FISCALITÉ

Taxe sur les transaction financières: Moscovici veut «aller vite et fort»

oncernant son affectation, le ministre s'est contenté d'avancer des pistes...

Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a affirmé ce mardi que le gouvernement voulait «aller vite et fort» dans la mise en place d'une taxe sur les transactions financières, qui a reçu le soutien de onze pays européens.

«Nous voulons aller vite, nous voulons aller fort. C'est un objectif politique majeur (qui) est soutenu par toute la majorité», a déclaré Moscovici, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. «Nous souhaitons une assiette large qui porte évidemment sur les devises, c'est la taxe Tobin, mais aussi certaines transactions sur (produits) dérivés, parce que c'est là où se niche la spéculation», a-t-il ajouté.

Concernant son affectation, le ministre s'est contenté d'avancer des pistes. «Il est encore tôt pour aller dans les détails», a-t-il indiqué, mais «je dirais qu'il y a au moins deux choses qui peuvent être visées: d'abord une partie doit être affectée au développement et puis une deuxième partie a l'économie».

«Ce matin, le président de la République, s'agissant du chômage des jeunes, évoquait l'éventualité d'en affecter une partie à un budget de la zone euro qui serait contra-cyclique», a-t-il souligné. La taxe sur les transactions financières avait franchi une étape majeure fin janvier avec l'aval de l'Union européenne à son lancement par onze Etats membres, mais le taux, l'assiette et l'affectation de cette taxe restent à préciser.

Il s'agit de la France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie. Cette taxe devrait générer des recettes de l'ordre de 30 à 35 milliards d'euros par an, selon la Commission européenne et devrait être mise en oeuvre au mieux «fin 2014», selon Moscovici.