Pas de répit pour les 35 heures

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Bruxelles appelle les Etats membres de l'Union européenne à accélérer les réformes économiques structurelles pour faire face aux conséquences financières du vieillissement de leurs populations, notamment sur les retraites, dans un rapport publié lundi.
Bruxelles appelle les Etats membres de l'Union européenne à accélérer les réformes économiques structurelles pour faire face aux conséquences financières du vieillissement de leurs populations, notamment sur les retraites, dans un rapport publié lundi. — Philippe Huguen AFP/Archives

Dommage collatéral. En annulant l'accord qui instituait une durée du travail de 39 heures dans l'hôtellerie et la restauration, le Conseil d'Etat fait rebondir le débat sur les 35 heures.

Les prises de position Samedi, Laurence Parisot, présidente du Medef a mis le gouvernement au défi d'« abroger le concept de durée légale du travail ». Une réponse au ministre de l'Economie, Thierry Breton, qui a, la veille, violemment reproché au mouvement patronal de rester en retrait dans le débat sur le temps de travail. Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, préfère freiner des quatre fers. Il a déclaré hier soir que le gouvernement n'avait « pas de projet sur les 35 h » et que leur « suppression » serait une « mauvaise chose ».

Quel impact sur l'hôtellerie ? Tentée de faire « valider par la loi » l'accord sur les 39 heures, la majorité se montre à présent plus prudente. La décision « n'a pas encore été prise », a déclaré hier Jean-François Copé, ministre délégué au Budget. Aujourd'hui, l'Umih (principale organisation patronale) devrait annoncer si elle souhaite reprendre les négociations sur le temps de travail.

Edouard Lederer

Le ministère des Transports promet un nouveau décret « rapidement » pour les routiers. Mercredi, le Conseil d'Etat a annulé la mesure libéralisant la durée du travail dans le secteur du transport routier de marchandises.