Des métiers numériques porteurs d'espoir

EXCLUSIF Plus de 8 français sur 10 jugent le secteur porteur...

Claire Planchard

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Formation en «Genie Electrique et Informatique Industrielle» à l' Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Cachan.
Formation en «Genie Electrique et Informatique Industrielle» à l' Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Cachan. — DURAND FLORENCE/SIPA

Architecte de système d’information, technicien d’assistance en informatique, développeur de logiciel, administrateur réseau: difficile pour un novice de définir concrètement ces postes. Et pourtant, ces métiers du numérique et de l’informatique ont la cote. 

Selon le baromètre de l’innovation BVA-20 Minutes-Syntec Numérique-01-BFM*, 88% des Français recommanderaient en effet à un proche de travailler dans ce secteur, 84% estiment que les perspectives de carrière et de rémunération y sont meilleures qu’ailleurs et 95% qu’il est plus ouvert aux jeunes en général. « Le numérique n’est pas seulement un relais de croissance pour notre économie, c’est aussi un des secteurs les plus attractifs pour les Français», résume Bruno Vanryb, président du Collège Editeurs de Logiciels de Syntec Numérique, 1er syndicat professionnel du secteur.

Des recrutements encore soutenus en 2013

Signe de ce dynamisme: malgré la crise, les entreprises numériques ont continué d’embaucher, avec 15.000 emplois nets créés en 2011 dans le secteur logiciels, conseil et services informatiques et 6. 000 prévus en 2012. «En 2013, les recrutements devraient se tasser sous l’effet de la baisse de l’attrition et du marché. Néanmoins, le rythme de recrutements de jeunes diplômés restera soutenu», estimait le Syntec dans son bilan trimestriel du 11 avril. Les entreprises des secteurs des Activités informatiques et de l’Ingénierie R&D restent ainsi les  principales pourvoyeuses d’offres d’emploi cadres, avec 28% des offres confiées en avril à l’Apec, selon son indicateur mensuel publié mercredi.

Des perspectives que le gouvernement espère encore améliorer dans les années à venir grâce notamment au déblocage de 150 millions d’euros ciblés sur quatre «technologies stratégiques» (logiciel embarqué et objets connectés et intelligents; sécurité des systèmes d’information; calcul intensif et de la simulation; cloud computing et le Big Data). Objectif affiché de ces «investissements d’avenir»: «Favoriser l'émergence de "champions numériques" capables de saisir de nouvelles opportunités économiques» et «structurer les écosystèmes industriels du numérique»… et tenter enfin d’inverser la courbe du chômage.

*Réalisé les 6 et 7 mai 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 1.031 personnes de 15 ans et plus (méthode des quotas)