Une entreprise sur deux ferait des erreurs de recrutement

Bertrand de Volontat

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Entretien à Issy-les-Moulineaux dans une agence de l'ANPE
Entretien à Issy-les-Moulineaux dans une agence de l'ANPE — B. HORVAT / AFP

Recruter peu pour recruter mal. Les embauches sont peu nombreuses et 50% d’entre elles seraient ratées. C’est ce qu’affirme une étude de CareerBuilder, menée en novembre 2012 dans les dix premières économies mondiales. L’enquête ajoute que ces erreurs de profils ont des conséquences néfastes sur les entreprises concernées. Au rang desquelles on retrouve la perte de revenus, de productivité ou de défis manqués, de relations tendues avec les clients ou entre les employés. 

Les Etats-Unis ont chiffré les conséquences de ces choix hasardeux: une erreur peut coûter jusqu’à 50.000 dollars outre-Atlantique tandis qu’en Allemagne, les frais s’élèvent à 50.000 euros pour 29% des employeurs, et à 50.000 pounds outre-manche.  

Le recrutement et la formation coûtent trop cher 

En France, le nombre d’employeurs ayant réalisé des erreurs de recrutement s’élève à 53%, bien en dessous de l’Allemagne (58%), le Royaume-Uni (62%), en Italie et aux Etats-Unis (66%) voire en Chine et au Brésil (87%). Etonnant quand on sait que les cabinets de recrutement sont mandatés depuis le début de la crise avec des critères de sélection de candidats très pointus.

Les Etats-Unis ne parlent pas d’erreurs de recrues mais plutôt d’effets de la crise sur le moral des travailleurs (qui les rendraient mauvais) ainsi que les coûts liés au recrutement (les employés de qualité coûtent chers) et à la formation des nouveaux entrants.