Vidéo: Un millier de salariés du bricolage manifestent pour travailler le dimanche

20 Minutes avec AFP
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Environ un millier de  salariés des magasins de bricolage Leroy-Merlin et Castorama ont  manifesté mardi à Paris pour défendre le travail dominical, leur  mouvement bénéficiant, une fois n'est pas coutume, du soutien de leur  direction, a constaté une journaliste de l'AFP.

«On veut travailler le dimanche», scandaient les manifestants  - au nombre de 1.500 à 2.000 selon un porte-parole -, réunis derrière  une banderole proclamant: «oui à la nécessité et au plaisir de bricoler  le dimanche».

Les salariés, issus de 47 magasins d'Ile-de-France, font  valoir qu'ils travaillent le dimanche exclusivement sur la base du  volontariat et soulignent gagner 100 euros net de plus ce jour-là, où  les enseignes réalisent environ 20% de leur chiffre d'affaires.

Leur mouvement, baptisé «Collectif des Bricoleurs du  Dimanche», est atypique car ils sont soutenus par leur direction qui  finance la mobilisation, les affiches et t-shirts sur lesquels on peut  lire «Yes week-end». Mais les salariés récusent toute  instrumentalisation.

«On n'est pas manipulés. C'est une démarche salariale de A à  Z. On est soutenus par nos directions, on ne l'a jamais caché», a ainsi  déclaré à l'AFP Emilie Monjanel, étudiante en master qui travaille en  alternance chez Castorama.

«C'est transparent. Nos directions veulent ouvrir parce que  les clients veulent venir et que nous on veut travailler», a insisté  Gérald Fillon, l'un des porte-parole du collectif.

Partis de Montparnasse, les manifestants se sont rendus à la  mi-journée au ministère du Travail où ils ont déposé des pétitions en  faveur du travail du dimanche signées par quelque 200.000 personnes,  selon Fillon.

Depuis quelques années, les syndicats multiplient les actions  judiciaires contre les enseignes qui ouvrent le dimanche, journée  théoriquement consacrée au repos hebdomadaire, mais sujette à de  nombreuses dérogations et aménagements. Les enseignes de bricolage  réclament que la législation soit modifiée pour qu'elles aient le droit  d'ouvrir le dimanche comme les secteurs de l'ameublement et des  jardineries.

«Que les syndicats attaquent ceux qui obligent (les salariés à  travailler le dimanche) et pas ceux qui veulent», a fait valoir Fillon.

Selon une porte-parole de Castorama, les avocats des deux  enseignes, ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité  (QPC) sur cette question. Le délibéré est attendu le 28 mai. D'après  cette porte-parole, 1.200 emplois sont en jeu au sein des deux  enseignes.