Le Brésil espère booster ses ventes de cachaça

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La cachaça, eau de vie de canne à sucre et ingrédient fondamental de la "caïpirinha", un cocktail très populaire dans tout le Brésil, est encore peu connue à l'étranger mais la donne pourrait bientôt changer maintenant que les États-Unis - le plus gros marché d'alcool au monde - la reconnaissent comme produit "d'appellation contrôlée".
La cachaça, eau de vie de canne à sucre et ingrédient fondamental de la "caïpirinha", un cocktail très populaire dans tout le Brésil, est encore peu connue à l'étranger mais la donne pourrait bientôt changer maintenant que les États-Unis - le plus gros marché d'alcool au monde - la reconnaissent comme produit "d'appellation contrôlée". — Nelson Almeida AFP

La cachaça, eau de vie de canne à sucre et ingrédient fondamental de la «caïpirinha», un cocktail très populaire dans tout le Brésil, est encore peu connue à l'étranger mais la donne pourrait bientôt changer maintenant que les États-Unis - le plus gros marché d'alcool au monde - la reconnaissent comme produit «d'appellation contrôlée».

L'approbation américaine, le 11 avril, de la cachaça - quatrième alcool distillé le plus produit au monde -, a été saluée par l'Institut brésilien de cachaça (Ibrac), qui espère que le produit fera maintenant jeu égal avec le champagne et la tequila. «Cela va nous aider à augmenter les investissements dans le marketing de la cachaça à l'étranger sur le long terme», a déclaré le président de l'institut, Vicente Bastos, à l'AFP.

Cachaça 51 représente 30% du marché brésilien

Les plus gros producteurs de cachaça et le gouvernement prévoient de financer des campagnes publicitaires modernes avant la Coupe du Monde de football 2014, en suivant le modèle de promotion du café colombien, ajoute Bastos. L'an dernier, les ventes d'alcool de canne aux États-Unis n'ont totalisé que deux millions de dollars, à peine 10% des exportations mondiales totales, d'après l'Ibrac.

Pour Ricardo Gonçalves, directeur de la compagnie Muller Boissons, qui produit la célèbre marque Cachaça 51, la reconnaissance américaine devrait permettre à son entreprise de doubler ses exportations. Cachaça 51, qui représente 30% du marché brésilien, «est vendue sur les cinq continents et totalise 20% des recettes des exportations brésiliennes de cachaça», ajoute-t-il.

Cette reconnaissance des États-Unis est le résultat d'un important lobby mené par la présidente Dilma Rousseff lors de sa visite à Washington, il y a un an. En échange, la Brésil a promis la même reconnaissance pour le bourbon et le whisky du Tennessee.