La Bourse de Paris attendue stable à l'ouverture

avec AFP

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La saison des publications d'entreprises touche à sa fin et la Bourse de Paris va se tourner la semaine prochaine vers les rendez-vous macroéconomiques, avec les estimations de croissance en zone euro, dans un marché toujours soutenu par d'abondantes liquidités.
La saison des publications d'entreprises touche à sa fin et la Bourse de Paris va se tourner la semaine prochaine vers les rendez-vous macroéconomiques, avec les estimations de croissance en zone euro, dans un marché toujours soutenu par d'abondantes liquidités. — Joel Saget AFP

La Bourse de Paris, au seuil des 4.000 points, est attendue stable à l'ouverture jeudi et devrait se contenter de gérer les affaires courantes dans un marché sans grande actualité et dont les échanges s'annoncent peu fournis en ce nouveau jour férié en France.

Une quarantaine de minutes avant l'ouverture, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,05%.

Mercredi, l'indice parisien a gagné 0,89% et quelques heures plus tard Wall Street a franchi de nouveaux records sur le Dow Jones et le S&P 500. Tokyo ce matin a lâché quelques points (-0,66%).

«Après un record boursier américain, une nouvelle baisse des taux en Corée du sud, le marché devrait ouvrir en légère hausse, tiré également par la bonne performance de son voisin allemand», souligne le courtier CMCMarket.

Les bourses mondiales sont dans l'ensemble bien orientées, certaines volant de record en record, soutenues par l'abondance de liquidités et les perspectives de baisses de taux, des mesures encourageantes pour les entreprises et pour les marchés actions de manière générale.

Jeudi matin, la Banque centrale de Corée du Sud a d'ailleurs annoncé une baisse de son taux directeur d'un quart de point afin de stimuler la consommation intérieure et compenser le recul des exportations. La Banque centrale d'Australie avait fait de même en début de semaine.

Jeudi les investisseurs surveilleront une émission obligataire à moyen et long terme en Espagne, opération qui intervient dans un contexte de repli des taux longs des pays du sud de l'Europe, malgré les indicateurs macroéconomiques toujours préoccupants de ces pays.

L'actualité viendra également de Londres où sera publiée la production industrielle en mars. La Banque d'Angleterre doit également s'exprimer sur sa politique monétaire.

Dans l'après-midi, le marché s'intéressera aux traditionnelles demandes hebdomadaires d'allocations chômage venant des Etats-Unis, une occasion de vérifier si les bonnes nouvelles sur le front de l'emploi américain se poursuivent.

VALEURS A SUIVRE

SOCIETE GENERALE a conclu un accord amiable avec le rehausseur de crédit américain MBIA, dans le cadre de la crise des subprime de 2009 et pourrait recevoir selon une source proche du dossier 350 millions de dollars.

ARCELORMITTAL - Les indicateurs du début de l'année ne sont pas encourageants a indiqué Lakshmi Mittal, le PDG du groupe, qui a évoqué «une chute de 20 à 30% de la demande des principaux constructeurs automobiles français» sur le premier trimestre. M. Mittal a indiqué poursuivre la politique de désendettement du groupe, pour réduire la dette à 17 milliards à mi-2013 et à 15 milliards «à moyen terme».

Euronext (CAC 40)