Les plans de sauvetage de la zone euro devraient se faire à terme sans le FMI

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Les plans de sauvetage de pays en difficulté de la zone euro devraient être mis en place, à terme, sans la participation du Fonds monétaire international, a estimé mercredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, devant des parlementaires européens.
Les plans de sauvetage de pays en difficulté de la zone euro devraient être mis en place, à terme, sans la participation du Fonds monétaire international, a estimé mercredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, devant des parlementaires européens. — Georges Gobet AFP

Les plans de sauvetage de pays en difficulté de la zone euro devraient être mis en place, à terme, sans la participation du Fonds monétaire international, a estimé mercredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, devant des parlementaires européens.

«A terme, je pense que nous devrions revenir à un système totalement européen, qui puisse rendre compte devant le Parlement européen, et où la Commission serait au centre» du processus, a déclaré M. Asmussen.

Il était interrogé par la Commission des affaires économiques du Parlement sur le fonctionnement de la troïka (Commission européenne, BCE et FMI), en particulier dans le sauvetage de Chypre.

Cela pourra se faire quand le pare-feu de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES) «sera devenue une institution à part entière de l'UE», a déclaré Asmussen, expliquant que pour l'instant il s'agissait d'une «institution intergouvernementale qui a été créée en l'absence d'autre instrument de gestion de crise».

Toutefois, a-t-il ajouté, «je ne voudrais pas changer le système de la troïka au milieu de la crise», car «elle travaille plutôt bien».

La troïka avait été critiquée dans le sauvetage de Chypre, certains observateurs faisant état de désaccords en son sein, en particulier entre le FMI et la Commission européenne.

«Il y a quelquefois des divergences entre les institutions, quelquefois à l'intérieur des institutions», a reconnu M. Asmussen, estimant «normal que certains mettent plus l'accent sur la stabilisation financière et d'autres sur le rétablissement de la croissance».