Sidérurgie: Valtimet (Vallourec) annonce la suppression de 32 emplois en Côte-d'Or

avec AFP

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Le fabricant de tubes en acier Valtimet, filiale de Vallourec, a annoncé jeudi la suppression de 32 emplois sur son site de Vénarey-les-Laumes (Côte-d'Or), a-t-on appris auprès de la direction et de source syndicale. «Le site des Laumes, qui emploie 184 personnes, fait face à une forte baisse de sa charge et affiche une perte opérationnelle importante en 2012. Les perspectives sur le marché international restent négatives sur les prochaines années», écrit la direction dans un communiqué.

«Une diminution d'effectifs de 32 personnes est envisagée. Une solution sera proposée à chaque personne concernée via des mesures visant à favoriser les départs en retraite et des propositions d'emploi sur le bassin au sein du groupe Vallourec, premier employeur industriel local», est-il ajouté.

L'avenir du nucléaire

Le président du conseil général de Côte-d'Or, François Sauvadet (UDI), a réagi dans un communiqué jeudi soir: «Tout doit être entrepris pour favoriser les reclassements dans les unités industrielles du secteur. Chacun doit se voir proposer un avenir sur notre territoire et dans son domaine de compétence».

«Mille Français de plus sont au chômage chaque jour et l'ambiguïté du Gouvernement sur le sujet de l'avenir du nucléaire ne rend pas service à la France.», a-t-il ajouté, en référence à la filière nucléaire, cliente de Valtimet. Le secrétaire CGT du comité d'entreprise de Valtimet, Pascal Lévy, a jugé ce plan «plus drastique que ce que l'on pensait». «C'est la pérennité de l'entreprise qui nous intéresse au premier chef», a-t-il poursuivi, s'interrogeant sur la «viabilité des perspectives» de la direction.

Pascal Lévy a rappelé qu'en octobre 2011, un plan de mutation volontaire vers un autre site de Vallourec à Montbard (Côte-d'Or) avait déjà été mis en place. Selon le syndicaliste, avec cette nouvelle vague de départs annoncés, le site des Laumes «aura perdu un quart de son effectif en deux ans».

Valtimet est spécialisé dans la production de tubes soudés en acier inoxydable, titane et laiton pour échangeurs thermiques, notamment les centrales nucléaires. «Le marché du nucléaire a pris un gros coup de frein après Fukushima. Autant en 2011, on tombait des nues, autant cette fois-ci, après deux années de perte, les gens étaient préparés», a estimé Pascal Lévy.