La Bourse de Paris débute la semaine en hausse, aidée par l'Italie

avec AFP

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La Bourse de Paris évoluait en nette hausse lundi matin (+1,07%), soutenue par la formation d'un gouvernement en Italie, à l'orée d'une semaine riche en rendez-vous, avec notamment les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne.
La Bourse de Paris évoluait en nette hausse lundi matin (+1,07%), soutenue par la formation d'un gouvernement en Italie, à l'orée d'une semaine riche en rendez-vous, avec notamment les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne. — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris évoluait en nette hausse lundi matin (+1,07%), soutenue par la formation d'un gouvernement en Italie, à l'orée d'une semaine riche en rendez-vous, avec notamment les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne.

A 09H18 (07H18 GMT), l'indice CAC 40 prenait 40,59 points à 3.850,64 points. Vendredi, il avait perdu 0,79%.

Les investisseurs accueillaient favorablement la formation d'un nouveau gouvernement en Italie après deux mois d'impasse politique.

Le Premier ministre démocrate Enrico Letta, à la tête d'une coalition gauche-droite totalement inédite dans la péninsule, doit prononcer aux alentours de 12H00 GMT lundi un discours programmatique très attendu des partenaires européens de l'Italie et des marchés.

Cette nouvelle est positive, estime Chris Weston, analyste chez IG, mais beaucoup d'investisseurs vont se demander si le gouvernement sera assez uni «pour mettre en place des réformes de long terme de grande ampleur», selon lui.

L'Italie va réaliser un emprunt obligataire de moyen et long terme en matinée, qui sera suivi de près par le marché, sur fond de nette détente des taux d'emprunt du pays et du maintien de la note du pays par l'agence d'évaluation financière Moody's.

Le marché se préparait par ailleurs à une semaine riche en événements.

«La Fed, la BCE et l'emploi américain font que l'activité va rester limitée sur le marché en ce début de semaine», préviennent les économistes chez Crédit Agricole CIB.

Outre les chiffres mensuels de l'emploi américain vendredi, les investisseurs attendent avec impatience la réunion de la Banque centrale américaine mardi et mercredi mais surtout celle de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

Les marchés ont fortement progressé la semaine dernière en anticipant de nouvelles initiatives de la BCE pour soutenir l'activité, avec une baisse du taux directeur voire de nouvelles mesures non conventionnelles.

«Il ne fait aucun doute que cette semaine sera cruciale ! Les investisseurs réagissent, voir sur-réagissent, aux idées d'injections de liquidité, oubliant des résultats, parfois mitigés, des entreprises ou des indicateurs économiques inquiétants», soulignent les économistes chez Aurel BGC.

Enfin, plusieurs indicateurs économiques seront suivis lundi, comme l'inflation pour avril en Allemagne, ainsi que les dépenses et revenus des ménages et les promesses de vente de logements pour mars aux Etats-Unis.

Parmi les valeurs, les banques menaient la danse, à l'image de BNP Paribas (+1,53% à 42,22 euros), Crédit Agricole (+2,18% à 7,04 euros) et Société Générale (+1,68% à 27,18 euros).

Plusieurs poids lours de la cote soutenaient la tendance, comme Sanofi (+1,25% à 83,25 euros) ou LVMH (+1,12% à 130,60 euros).

EDF gagnait 1,11% à 16,46 euros et Veolia 2,27% à 10,37 euros. Leur filiale Dalkia a annoncé le renouvellement pour 20 ans d'un contrat de gestion d'installations de production et de distribution de chaleur à Bratislava, qui devrait générer au total 1,1 milliard d'euros.

Suez Environnement prenait 0,66% à 10,67 euros. Le groupe a annoncé lundi être entré en négociations exclusives pour obtenir la collecte et la valorisation des déchets produits dans la partie ouest de Londres pendant 25 ans, un contrat dont il a évalué le montant à un milliard d'euros.

L'Oréal (+1,57% à 132,50 euros) profitait d'un relèvement de recommandation par Société Générale.

Naturex était en hausse (+1,78% à 57,62 euros) après avoir publié un chiffre d'affaires au premier trimestre en hausse de 13,2% sur un an.

ST Dupont prenait 3,03% à 0,34 euro grâce à une progression de ses ventes de 12,4% sur l'exercice 2012-2013 achevé fin mars.

En revanche, SIPH, la Société internationale de plantations d'hévéas, reculait (-3,78% à 61,37 euros). La société a vu ses résultats divisés par trois en 2012 sous l'effet de la baisse marquée des cours du caoutchouc, amplifiée par des dépréciations comptables.