Boeing fait mieux qu'attendu au 1er trimestre, malgré les déboires du 787

RESULTATS Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mercredi un bénéfice et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes au premier trimestre...

© 2013 AFP

— 

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mercredi un bénéfice et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes au premier trimestre, malgré les déboires de son 787, cloué au sol depuis mi-janvier et qui devrait pouvoir voler bientôt à nouveau.
Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mercredi un bénéfice et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes au premier trimestre, malgré les déboires de son 787, cloué au sol depuis mi-janvier et qui devrait pouvoir voler bientôt à nouveau. — Stephen Brashear GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mercredi un bénéfice et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes au premier trimestre, malgré les déboires de son 787, cloué au sol depuis mi-janvier et qui devrait pouvoir voler bientôt à nouveau.

Le bénéfice net du groupe a progressé de 20% sur un an à 1,1 milliard de dollars, soit 1,73 dollar par action et hors éléments exceptionnels alors que les analystes tablaient sur 1,48 dollar en moyenne.

Les ventes ont reculé de 3% à 18,9 milliards de dollars, dépassant toutefois les attentes de Wall Street (18,8 milliards).

Alors que le bénéfice opérationnel a reculé de 2% au premier trimestre, le résultat net a surtout été dopé par un crédit d'impôt recherche de 145 millions de dollars.

L'action s'appréciait de 3,52% à 91,28 dollars en débuts d'échange.

«La division d'aviation civile a travaillé sans relâche pour résoudre les problèmes de batteries du 787, tout en parvenant à augmenter les cadences de production des programmes 737 et 777. La division de défense, aérospatiale et sécurité a conservé une performance exceptionnellement bonne», a-t-il ajouté.

«Notre priorité dans les jours à venir reste de remettre la flotte de 787 de nos clients en service et de reprendre les livraisons» de cet avion, suspendues depuis janvier en raison de l'interdiction de vol sur le dernier-né de Boeing, a-t-il encore affirmé.

Le 787, dit «Dreamliner», a été l'objet de deux incidents graves sur ses batteries: un début d'incendie le 7 janvier et une surchauffe incontrôlable accompagnée d'émanations de fumées en plein vol, ayant entraîné un atterrissage d'urgence, le 16.

La division d'aviation civile a enregistré un léger recul de ses recettes à cause d'une baisse des revenus provenant des services mais son bénéfice a progressé de 13%.

Boeing a livré 137 avions au cours du trimestre, comme l'an dernier, le gel des livraisons du 787 ayant été compensé par les hausses de livraisons de 737 et 777.

Le groupe n'a donné dans son communiqué aucun détail sur l'impact financier des problèmes de l'appareil mais il a jusqu'ici toujours dit qu'il ne serait pas important.

Outre les retards de livraison, le groupe devrait également faire face à des demandes d'indemnisation des compagnies clientes, notamment les japonaises ANA et JAL, dont les flottes comprenaient beaucoup de 787 et qui ont dû annuler des milliers de vols depuis janvier.

Les modifications proposées par Boeing pour contenir les risques de nouvelles surchauffe sur les batteries du 787 ont été approuvées par l'autorité américaine de l'Aviation vendredi et par l'Agence européenne de la sécurité aérienne mardi.

La levée de l'interdiction de vol semble donc acquise mais est encore sujette à plusieurs formalités administratives et à la mise en place des modifications de batteries nécessaires. Les autorités de chaque pays concerné doivent aussi donner leur feu vert.

ANA et JAL, qui comptent respectivement 17 et 7 Boeing 787 dans leur flotte, ont commencé à effectuer les modifications de batteries requises et recommencent à prendre des réservations pour juin sur des vols affrétés sur des 787. La compagnie polonaise LOT table aussi sur juin pour faire revoler ses deux exemplaires.

La division de défense, aérospatiale et sécurité a de son côté enregistré un effritement de son chiffre d'affaires à cause d'une baisse des recettes liées à l'avion de chasse F-15 et des contrats de services et logistique, mais le bénéfice de la division a progressé.

Le groupe a maintenu ses prévisions de bénéfice par action hors élément exceptionnel entre 6,10 et 6,30 dollars pour l'ensemble de l'exercice mais les analystes misent pour l'instant sur plus: 6,37 dollars en moyenne.