PSA prône la flexibilité face à la nouvelle chute des ventes

AUTOMOBILE Le constructeur prépare à son tour un accord de compétitivité pour retrouver l'équilibre en 2014...

Avec Reuters

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Le siège social de PSA Peugeot Citroën à Paris le 12 juillet 2012.
Le siège social de PSA Peugeot Citroën à Paris le 12 juillet 2012. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Nouveau tour de vis en perspective. PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi qu'il lui faudrait prendre de nouvelles mesures d'économies en France pour atteindre son objectif 2014 de free cash flow en raison de la faiblesse persistante du marché automobile européen.

Recul de 10,5% du chiffre d'affaires de la dvision automobile

Le constructeur, qui a engagé une vaste restructuration en France, a réalisé au premier trimestre un chiffre d'affaires de 13,02 milliards d'euros, en recul de 6,5%.

Pour la seule division automobile, la baisse atteint 10,3%.
Cette contraction est imputable au marasme du marché en Europe, où le groupe a réalisé 57% de ses ventes au premier trimestre. PSA a prévenu que cette situation perdurerait en 2014 et que le marché pourrait être plus difficile que prévu l'an prochain.

Pas de nouvelles réductions d'effectifs

Dans ce contexte, le groupe devra prendre de nouvelles mesures pour atteindre son objectif d'un free cash flow à l'équilibre à la fin de l'année prochaine. En 2013, il compte réduire de moitié sa consommation de free cash flow opérationnel, hors exceptionnels, contre 200 millions environ par mois en 2012.

«Les mesures opérationnelles que nous sommes en train d'étudier, c'est tout d'abord le lancement de négociations (...) sur la compétitivité du groupe», a déclaré à des journalistes Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA.

Il a ajouté que de nouvelles réductions d'effectifs, en plus des 8.000 suppressions de postes annoncées pour 2013 et 2014, ne seraient pas évoquées dans le cadre de ces négociations, qui devraient débuter dans le courant de ce deuxième trimestre.

«Ce n'est pas l'objet de ces discussions, il y a beaucoup d'éléments qui vont être discutés (...) il ne s'agit pas de cela. Il s'agit d'assurer dans le temps d'avoir une capacité d'être compétitif sur l'Europe en produisant en France», a ajouté Jean-Baptiste de Chatillon.

Le coup d'envoi des discussions sera donné une fois que l'actuel plan social, qui prévoit également la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), sera entré en vigueur.

Reports d'investissements

Outre des actions en matière de flexibilité, PSA a évoqué d'autres mesures, comme certains reports d'investissements ou la poursuite de quelques cessions d'actifs immobiliers, qui devraient représenter environ 200 millions d'euros cette année.

L'autre constructeur automobile français, Renault, a conclu le mois dernier un accord de compétitivité dans ses usines françaises prévoyant un gel des salaires, un allongement du temps de travail mais aussi une baisse des effectifs via les départs naturels. En échange, le groupe a promis de ne pas fermer de site en France d'ici 2016 et d'allouer aux usines françaises des volumes de production supplémentaires.