Crise: Les seniors s'en sortent bien

Céline Boff

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Illustration retraite.
Illustration retraite. — G. LABARTHE / 20 MINUTES

Les seniors sont-ils davantage frappés par la crise? D’après une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), la réponse est non. Depuis 1996, leur situation connaît une progression identique à celle des actifs. En 2009, le niveau de vie moyen des plus de 65 ans était de 22.530 euros par an, soit 1.877 euros par mois, un niveau équivalent à celui des actifs.

De plus, les seniors sont moins touchés par la pauvreté que les personnes en âge de travailler. «L’aide au logement et le minimum vieillesse leur permettent très fréquemment de dépasser cette tranche», explique Magda Tomasini, de la Drees.

La pauvreté concerne les femmes de plus de 75 ans

Les situations individuelles sont cependant très contrastées. Les seniors les plus jeunes ont un niveau de vie bien supérieur aux plus âgés: 11% de plus, alors que la différence était nulle en 1996. Ils doivent cette amélioration à leurs carrières plus complètes, à la généralisation des régimes complémentaires et à la mise en place des pensions minimum dans les systèmes de retraite.

Au final, si les inégalités ont progressé au sein de chaque classe d’âge, c’est par le haut. En fait, la pauvreté des seniors reste concentrée chez les femmes de plus de 75 ans, souvent veuves. Chez elles, elle s’est même accrue. Mais d’une manière générale, les pensions de retraites étant indexées sur les prix, le pouvoir d’achat des retraités reste stable à mesure qu’ils vieillissent.

Résultat: en 2009, le taux de pauvreté était de 13% chez les 75 ans et plus, contre 7,7% pour les 65-74 ans et 12,8% pour les personnes en âge de travailler.