Goodyear: Six salariés en garde à vue après la manifestation violente de mars

avec AFP

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Six salariés de Goodyear, soupçonnés de violences sur la police lors de la manifestation contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord qui avait dégénéré début mars, ont été placés en garde à vue mardi matin, a appris l'AFP de sources concordantes.
Six salariés de Goodyear, soupçonnés de violences sur la police lors de la manifestation contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord qui avait dégénéré début mars, ont été placés en garde à vue mardi matin, a appris l'AFP de sources concordantes. — Patrick Kovarik AFP

Six salariés de Goodyear, soupçonnés de violences sur la police lors de la manifestation contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord qui avait dégénéré début mars, ont été placés en garde à vue mardi matin, a appris l'AFP de sources concordantes.

Ces six personnes ont été placées en garde à vue après leur convocation à Nanterre à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine chargée de l'enquête, a précisé une source proche de l'enquête. Le 7 mars, des violences contre les forces de l'ordre avaient émaillé la manifestation des salariés devant le siège social du fabricant de pneus à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

La préfecture de police avait recensé 19 fonctionnaires blessés dont l'un s'était vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de 23 jours et un autre de 14 jours, lors de cette manifestation considérée comme l'une des plus violentes contre les forces de l'ordre depuis plusieurs années. Par ailleurs, selon les syndicats, cinq manifestants avaient été hospitalisés.

Quatre policiers avaient par la suite déposé plainte et le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire pour déterminer dans quelles circonstances les violences avaient été exercées. «Je ne peux pas admettre que des CRS reçoivent des grilles, des coups, des parpaings faits pour blesser. Il ne peut pas y avoir de violences», avait déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.