Philippines: Malgré la croissance, la très grande pauvreté ne recule pas

avec AFP

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Les Philippines ne parviennent pas à faire reculer la très grande pauvreté dans laquelle vit plus d'un quart de la population de l'archipel malgré un fort taux de croissance, révèle mardi un nouveau recensement.
Les Philippines ne parviennent pas à faire reculer la très grande pauvreté dans laquelle vit plus d'un quart de la population de l'archipel malgré un fort taux de croissance, révèle mardi un nouveau recensement. — Noel Celis AFP

Les Philippines ne parviennent pas à faire reculer la très grande pauvreté dans laquelle vit plus d'un quart de la population de l'archipel malgré un fort taux de croissance, révèle mardi un nouveau recensement.

Le taux de pauvreté mesuré à 27,9% en juillet 2012 est quasiment le même qu'en 2006 et en 2009 (28,6%), selon le gouvernement philippin qui fixe à 0,62 dollar US (0,47 euro) par jour et par personne le seuil de pauvreté officiel.

Le ministre de la Planification économique, Arsenio Balisacan, a imputé cet échec au sous-emploi dans les régions rurales, à l'insécurité dans les provinces en proie à des insurrections et à la chute des cours d'un certain nombre de produits d'exportation comme le sucre.

«Si la question du sous-emploi visible dans l'agriculture est résolue, les revenus des agriculteurs augmenteront, la pauvreté baissera et nous n'aurons pas de problème d'alimentation», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les Philippines, qui comptent près de 100 millions d'habitants, ont enregistré l'an dernier un taux de croissance de 6,6% et l'agence de notation Fitch a récemment relevé la note de la dette souveraine des Philippines à la catégorie «investissement» pour la première fois de son histoire.

Le taux de chômage reste néanmoins élevé, à 7,1% (janvier), sans compter 20,9% de travail partiel subi (moins de 40 heures par semaine).

Le modèle économique des Philippines --consommation, main d'oeuvre travaillant à l'étranger, outsourcing requérant des personnels très qualifiés-- explique le fait que tous ne profitent pas de sa croissance, observe Norio Usui, économiste à la Banque asiatique de développement.