Dommages de guerre dans les cieux

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La première compagnie aérienne mondiale survivra-t-elle à la guerre en Irak ? American Airlines risque le dépôt de bilan dans les prochains jours. Hier, après le personnel de bord, ce sont les pilotes qui ont accepté de se serrer la ceinture pour sauver la compagnie. Bien qu’en meilleure santé financière, ses concurrentes sont elles aussi contraintes à une cure d’austérité. La raréfaction des touristes observée depuis 2001 s’est accélérée depuis le début de l’offensive anglo-américaine. En France, les réservations ont chuté de 10 à 25 % par rapport à 2002. En Egypte, le taux d’occupation des hôtels atteint 30 %, contre 80 % en temps normal. Et aux Etats-Unis, l’association du transport aérien réclame une aide d’urgence de 4 milliards de dollars. Le trafic intérieur américain a diminué de 20 %, et les vols transatlantiques de 40 %. Mais pas question pour les compagnies d’adopter la même stratégie que lors de la première guerre du Golfe. Elles avaient choisi de baisser leurs prix pour remplir les avions. Un choix qui avait surtout fait plonger leurs comptes dans le rouge. Pour échapper au sort de US Airways et United Airlines, qui ont déposé le bilan l’an dernier, elles préfèrent désormais réduire leurs dépenses et augmenter leurs prix. Air France a ainsi pris des mesures drastiques, du gel des embauches à la réduction de 7 % des capacités de vol.

asie Les compagnies asiatiques, comme Singapore Airlines, Cathay Pacific et Qantas, doivent faire face à un problème supplémentaire : l’épidémie de pneumopathie atypique. Les annulations de voyages dans la région se multiplient.