Le comité d'orientation de la Banque publique d'investissement mis en place

avec AFP

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La Banque publique d'investissement (BPI) a mis en place mercredi son comité national d'orientation, comprenant des présidents de région et des représentants syndicaux, et destiné à "proposer les orientations stratégiques" du fonds, ont annoncé ses responsables.
La Banque publique d'investissement (BPI) a mis en place mercredi son comité national d'orientation, comprenant des présidents de région et des représentants syndicaux, et destiné à "proposer les orientations stratégiques" du fonds, ont annoncé ses responsables. — Fred Dufour AFP

La Banque publique d'investissement (BPI) a mis en place mercredi son comité national d'orientation, comprenant des présidents de région et des représentants syndicaux, et destiné à «proposer les orientations stratégiques» du fonds, ont annoncé ses responsables.

«C'est un comité de gens convaincus que la France est un coffre-fort d'innovation, d'intelligence et de possibilités, et que la BPI va aider à ouvrir», a déclaré le directeur général de la banque, Nicolas Dufourcq, à l'issue de cette première réunion du comité, organisée à Caen. «Ce n'est pas un comité de déclinistes, c'est un comité France 2030», a-t-il souligné.

Présentée comme le nouveau bras armé de la politique économique du gouvernement, conformément au premier engagement du président François Hollande, la BPI a pour vocation de financer et d'accompagner les entreprises d'avenir dans toutes les régions de France, avec une force de frappe de 42 milliards d'euros.

Son comité national d'orientation, dont la prochaine réunion est prévue fin juin à Paris, est présidé par le président de l'Association des régions de France, Alain Rousset (PS). Il est composé de 27 membres représentant l'Etat, le parlement, les régions et des syndicats des salariés et du patronat.

Il est destiné à «aider à identifier les vrais besoins qui méritent d'être aidés par un financement public», a souligné M. Dufourcq, précisant que «90% des décisions de financement, d'innovation et de fonds propres de la BPI sont prises en région».

Pour M. Rousset, dont la région, l'Aquitaine, revendique le traitement de 1.300 dossiers d'entreprises par an, le comité permettra «d'apporter des entreprises» et de «faire émerger des idées en bottom-up (de la base vers le sommet, ndlr) par rapport à la politique industrielle de notre pays».

La BPI doit proposer dans chaque région un «guichet unique» rassemblant les services du Fonds stratégique d'investissement (FSI), la banque publique des PME et de l'innovation Oséo et CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts. Elle devrait à terme intégrer Ubifrance, qui accompagne les entreprises à l'exportation.

La BPI a pour mission de prêter à certaines entreprises en mal de trésorerie, de garantir des prêts accordés par le secteur privé et également d'investir dans des sociétés. Ses priorités vont aux filières «porteuses d'avenir» et rentables à long terme, telles que les biotechnologies et celles liées à la transition énergétique, selon M. Dufourcq.