Pic record de la dette publique en 2014 à 94,3% du PIB

DETTE L'effort portera à environ 14 milliards d'euros sur les dépenses l'an prochain, tandis que les prélèvements obligatoires augmenteraient d'environ 6 milliards...

Avec agences

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Le ministère de l'économie et des finances, Bercy, à Paris, le 28 janvier 2013.
Le ministère de l'économie et des finances, Bercy, à Paris, le 28 janvier 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Objectif, plaire à Bruxelles. La France prévoit un effort budgétaire de près de 20 milliards d'euros en 2014, après celui de près de 40 milliards en 2013, concentré cette fois principalement sur les dépenses et espère par ce tour de vis convaincre la Commission européenne de son sérieux.

Selon le «programme de stabilité» 2013-2017 présenté mercredi en conseil des ministres et qui sera soumis à la Commission d'ici la fin du mois, l'effort portera à environ 14 milliards d'euros sur les dépenses l'an prochain, tandis que les prélèvements obligatoires augmenteraient d'environ 6 milliards.

Le déficit à 0,7% en 2017

Le déficit public, qui a atteint 4,8% du PIB l'an dernier (au lieu de 4,5% prévu), serait ramené à 3,7% fin 2013, 2,9% fin 2014, 2,0% fin 2015, 1,2% fin 2016 et 0,7% fin 2017. L'équilibre structurel, qui gomme les effets de la conjoncture économique, serait quant à lui atteint dès 2016, avec un sollde positif de 0,2%, qui passerait à 0,5% fin 2017.

La dette publique augmenterait à 93,6% du PIB fin 2013 (après 90,2% fin 2012) pour culminer à 94,3% en 2014 et décroître à 93,0% en 2015, 90,8% en 2016 et 88,2% en 2017. Le gouvernement a confirmé ses hypothèses de croissance, alignées sur celles de la Commission européenne pour 2013 et 2014, à +0,1% cette année et +1,2% l'an prochain.

Elles sont plus optimistes que celles du consensus Reuters des économistes (-0,2% et +0,8%) et celles du Fonds monétaire international (-0,1% et +0,9%). Le Haut conseil des finances publiques, une instance indépendante qui s'exprimait pour la première fois sur les prévisions de croissance du gouvernement, les a jugées optimistes et n'a pas exclu que la France connaisse une légère contraction de l'activité en 2013 et une croissance «sensiblement inférieure» à 1,2% l'an prochain.

Ministère de l'Economie et des Finances : Le programme national de réforme (17/04/2013) publié par Fil_Economie