En france, le bœuf revient au galop

Céline Boff

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Les tests ont révélé que 13,31 % des plats au bœuf en France contenaient de la viande de cheval.
Les tests ont révélé que 13,31 % des plats au bœuf en France contenaient de la viande de cheval. — GUTNER / SIPA

La France est le pays d'Europe le plus touché par la présence de viande de cheval dans des produits censés contenir uniquement du bœuf. C'est ce qu'indiquent les résultats des tests ADN commandés – et cofinancés à 75 % – par la Commission européenne, le 15 février, à la suite du scandale des lasagnes à la viande de cheval.

Ainsi, sur les 353 tests effectués en France, 47 se sont révélés positifs. Autrement dit, 13, 31 % des plats au bœuf analysés en France contiennent de la viande de cheval. C'est bien plus que la moyenne européenne, qui s'établit à 4, 66 %.

Des tests de dépistage du phénylbutazone, un anti-inflammatoire qui peut être donné aux chevaux mais qui est nocif pour la santé de l'homme si ce dernier en ingère, ont également été réalisés.

Sur ce point, la France s'en sort bien : sur les 207 tests effectués, aucun n'a révélé la présence de phénylbutazone. A l'échelle européenne, les échantillons se sont avérés positifs dans 0, 51 % des cas.

Pour Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, le commissaire européen chargé de la Santé et de la Consommation, il n'y a toutefois «pas d'inquiétude» à avoir, car «il faudrait ingérer des centaines de steaks» de cheval contenant cette substance «pour avoir des problèmes» de santé. Il a toutefois rappelé que ce produit est strictement interdit dans l'alimentation humaine.

Reste à savoir comment les Français vont accueillir ces tests. D'après un sondage Ipsos dévoilé lundi, près d'un consommateur tricolore sur dix déclare avoir diminué ou arrêté totalement sa consommation de plats cuisinés à base de viande de bœuf.