Voyages-sncf.com cartonne sur les mobiles et les tablettes

Céline Boff

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Capture d'écran du site voyages-sncf.com
Capture d'écran du site voyages-sncf.com — D.R.

Jusqu’ici, tout va bien pour Voyages-sncf.com. En 2012, l’agence a écoulé 68 millions de billets de train, dont 64,5 millions en France et 3,5 millions en Europe. Elle a ainsi réalisé un volume d’affaires de 3,6 milliards d’euros, en hausse de 7% par rapport à 2011.

Quid de 2013? L’agence est-elle impactée par le recul des ventes de billets TGV, dont les recettes auraient baissé, selon Les Echos, de 4,4% en janvier et en février? «Nous enregistrons pour notre part une hausse des ventes au premier trimestre, mais nous restons prudents», répond Yves Tyrode, directeur général de Voyages-sncf.com, qui précise que le site écoule des billets TGV, mais également des billets TER et Intercités. Rappelons que Voyages-sncf.com représente presque 40% des ventes de billets de train de la SNCF.

Généraliser le m-billet

Si l’agence réalise de beaux chiffres, sa croissance est particulièrement dynamique en matière de m-commerce. Les ventes de billets sur les smartphones et les tablettes explosent: elles ont progressé de 125% en 2012 par rapport à 2011. «Quatre millions de billets ont été vendus par ce biais. Ce qui représente un billet écoulé toutes les cinq secondes», détaille Yves Tyrode, qui souhaite notamment généraliser le m-billet, le billet dématérialisé sur mobile. Celui-ci devrait être disponible pour 80% des voyages TGV et Intercité dès le mois de mai.

Si la croissance est moins forte sur les réseaux sociaux, les ventes y progressent malgré tout. Elles ont représenté un volume d’affaires de plus d’un million d’euros en 2012. «Ce résultat est supérieur à notre objectif et nous ne serions pas étonnés de voir ce chiffre doubler cette année», avertit Yves Tyrode.

En tout cas, 2013 s’annonce très difficile pour les acteurs du tourisme, puisque 48% des Français –soit pratiquement un Français sur deux– veulent réduire leur budget vacances cette année. Sans compter que les consommateurs deviennent de plus en plus sélectifs: en 2012, ils ont consulté en moyenne dix sites avant de se décider. Ils en regardaient «seulement» huit en 2011.