Chirac veut réformer le dialogue social

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Jacques Chirac a fermement condamné mercredi "les provocations manifestes" à l'égard des musulmans, avec le souci d'atténuer l'impact que pourrait avoir la publication le même jour des caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo.
Jacques Chirac a fermement condamné mercredi "les provocations manifestes" à l'égard des musulmans, avec le souci d'atténuer l'impact que pourrait avoir la publication le même jour des caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo. — Patrick Kovarik AFP/Archives

Se parler d'abord, agir ensuite. Jacques Chirac a proposé hier devant le Conseil économique et social (CES) que toute réforme du droit du travail soit obligatoirement précédée d'une négociation sociale. Cette mesure pourrait apparaître dans un projet de loi au plus tard début 2007. Cette concertation est facultative dans les textes actuels. Pourquoi cette proposition ? La crise du contrat première embauche (CPE) est passée par là. Faute de dialogue, il avait fait l'unanimité contre lui. Le projet prévoit tout de même de laisser « le dernier mot » à l'Assemblée nationale. « Il paraît important de cesser d'opposer démocratie sociale et politique », approuve-t-on à la CFDT.

Autre volant de proposition : la mise en place d'une « Sécurité sociale professionnelle », expression empruntée à la CGT. Il s'agit de lier des droits à la formation ou des allocations à la personne et non plus à l'entreprise. Dernière proposition : un rendez-vous annuel entre l'Etat et les partenaires sociaux pour échanger points de vue et ordres du jour. Avec un nouvel exercice pour le Premier ministre : un discours annuel sur « l 'état social de la nation ».

Edouard Lederer

Un autre débat secoue actuellement le monde syndical : celui de la « représentativité ». Un décret de 1966 indique qui sont les partenaires sociaux reconnus. Le CES devrait prochainement émettre un avis sur ce point.