La croissance des ventes de LVMH ralentit un peu au premier trimestre

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Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy et autre Guerlain, a annoncé lundi un chiffre d'affaires en hausse de près de 6% au premier trimestre 2013, à 6,95 milliards d'euros, qui marque un léger ralentissement de sa croissance.
Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy et autre Guerlain, a annoncé lundi un chiffre d'affaires en hausse de près de 6% au premier trimestre 2013, à 6,95 milliards d'euros, qui marque un léger ralentissement de sa croissance. — Eric Piermont AFP

Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy et autre Guerlain, a annoncé lundi un chiffre d'affaires en hausse de près de 6% au premier trimestre 2013, à 6,95 milliards d'euros, qui marque un léger ralentissement de sa croissance.

Ce résultat se situe plutôt dans le haut des attentes des analystes. Le consensus interrogé par DowJones Newswires tablait sur une progression de 5,2% à 6,92 milliards d'euros.

Mais la croissance organique (+7%) décélère d'un point par rapport au trimestre précédent (+8%) et deux points par rapport à l'année 2012 (+9%). Au premier trimestre 2012, elle était encore de 14%.

Le groupe a notamment pâti d'un effet de changes défavorable, alors que l'euro est remonté face aux principales devises.

La mode et maroquinerie, principale division de LVMH, marque le pas. Les ventes ont quasiment stagné (+0,4%) à 2,38 milliards d'euros. En croissance organique, elles progressent de 3%. La base de comparaison est certes élevée par rapport au premier trimestre 2012 mais les analystes attendaient mieux.

Louis Vuitton, tête de pont du navire LVMH, «poursuit son avancée», indique le groupe, alors que les analystes guettent à la loupe la progression de la première marque de luxe au monde, qui a relevé ses prix plusieurs fois depuis l'automne en Europe et au Japon pour compenser l'évolution défavorable des parités monétaires.

Selon les estimations des analystes, Vuitton pèse près de 7,5 milliards d'euros à lui seul. Ses ventes assurent les deux-tiers de la division mode et maroquinerie.

De son côté, Céline affiche «une excellente progression», assure LVMH, qui a avancé d'une journée sa publication. Fendi bénéficie lui «du développement soutenu de la maroquinerie et de la fourrure» et poursuit son programme d'agrandissement de magasins.

La distribution sélective (Sephora, DFS...), deuxième division la plus importante du groupe dirigé par Bernard Arnault, voit son chiffre d'affaire bondir de 16% à 2,12 milliards d'euros (+17% en organique). C'est la seule progression à deux chiffres. L'activité DFS de ventes en duty-free profite du boom du tourisme en Asie et de nouvelles concessions à Hong Kong. Sephora (parfumerie) «gagne des parts de marché dans toutes les régions» et connaît une «progression rapide» de ses ventes en ligne.

Les ventes de vins et spiritueux sont en hausse de 6% à 979 millions d'euros (+7% en organique). Le succès du champagne en Asie a compensé le ralentissement de la demande en Europe. Le cognac a confirmé sa dynamique en Chine et aux Etats-Unis.

Quant aux parfums et cosmétiques, les ventes progressent de 4% à 932 millions d'euros (+5% en organique). Guerlain continue de profiter de «la forte dynamique» du parfum La Petite robe noire.

A contre-courant, le chiffre d'affaires de la division montres et joaillerie recule de 1% à 624 millions d'euros (mais progresse de 2% en organique), «dans un contexte de prudence d'achat des détaillants multimarques», indique LVMH. Le joaillier italien Bulgari, poids lourd de cette branche, «enregistre une forte progression de ses ventes dans ses magasins en propre», selon LVMH.

«Le groupe poursuit en ce début d'année une progression en ligne avec les tendances observées sur la seconde partie de 2012. Les hausses restent élevées en Asie et aux Etats-Unis; l'Europe affiche une bonne résistance dans un environnement économique pourtant difficile», indique le communiqué.

LVMH ne fait pas de prévision mais compte sur «le talent et la motivation de ses équipes, la diversité de ses métiers et le bon équilibre géographique de ses ventes pour renforcer encore en 2013 son avance sur le marché mondial des produits de haute qualité».

A la Bourse de Paris, le titre LVMH a clôturé lundi en hausse de 0,31% à 131,25 euros, dans un marché en baisse de 0,50%.