Paradis fiscaux: Le Luxembourg pointe du doigt le Royaume-Uni

FISCALITE Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a espéré lundi que l'effort dans la lutte contre les «véritables» paradis fiscaux sera aussi forte que la pression exercée sur son pays et l'Autriche pour lever le secret bancaire...

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Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a espéré lundi que l'effort dans la lutte contre les "véritables" paradis fiscaux sera aussi forte que la pression exercée sur son pays et l'Autriche pour lever le secret bancaire.
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a espéré lundi que l'effort dans la lutte contre les "véritables" paradis fiscaux sera aussi forte que la pression exercée sur son pays et l'Autriche pour lever le secret bancaire. — Georges Gobet AFP

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a espéré lundi que l'effort dans la lutte contre les «véritables» paradis fiscaux sera aussi forte que la pression exercée sur son pays et l'Autriche pour lever le secret bancaire.

«J'espère que, dans la lutte contre les véritables paradis fiscaux, on agira aussi fermement qu'on l'a fait pour les petits pays de l'Union européenne», a-t-il estimé au cours d'une conférence de presse à Vienne avec son homologue autrichien, le conservateur Michael Spindelegger.

Jean Asselborn a notamment regretté qu'en ce qui concerne la question des îles anglo-normandes, on discute avec Londres seulement «entre quatre yeux», se déclarant favorable à la transparence sur ce sujet.

«Ni l'Autriche, ni le Luxembourg ne sont des paradis fiscaux», a martelé le chef de la diplomatie luxembourgeoise, précisant qu'il était favorable à ce que l'Autriche et son pays aillent dans le même sens sur la levée du secret bancaire.

«Nous souhaitons rester avec un partenaire, qui a partagé la même position pendant longtemps», a assuré Jean Asselborn. «Ce n'est pas comme si nous avions voulu être les bons et les Autrichiens désignés comme les mauvais», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, sous la pression de ses partenaires européens et des Etats-Unis, a accepté le 10 avril la levée partielle du secret bancaire, avec l'échange automatique de données à partir du 1er janvier 2015, isolant ainsi l'Autriche, seul pays de l'UE à maintenir le secret bancaire.

«Nous souhaitons que le secret bancaire soit conservé pour les citoyens autrichiens», a répété lundi le chef de la diplomatie autrichienne. Le 9 avril, le chancelier autrichien, le social-démocrate Werner Faymann, avait indiqué que l'Autriche été prête à négocier la levée du secret bancaire, inscrit dans la Constitution du pays, pour les détenteurs étrangers de comptes sur son sol.