Prélèvements et dépenses publiques records: Les chiffres en détail

C.P.

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Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013.
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Pour faire passer le déficit de 3,7% fin 2013 à 2,9% fin 2014, Bercy planche sur de nouvelles mesures d’économies et de nouveaux prélèvements. Après les fortes hausses d’impôts adoptées cette année, le gouvernement s’est engagé à renverser la balance: ainsi en 2014, 2/3 des efforts devraient porter sur des baisses de dépenses publiques et seulement 1/3 sur des hausses d’impôts.

6 milliards d’euros de prélèvements en 2013

Malgré tout, selon les informations des Echos, le taux de prélèvements obligatoires ne devrait pas se stabiliser comme attendu. Selon le quotidien économique, il devrait au contraire atteindre un nouveau record de 46,5% du PIB en 2014, après 46,3% fin 2013 et 44,9 % fin 2012 «record historique de 1999», jusque-là inégalé.

Dans une interview accordée lundi matin sur France Inter, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a confirmé qu’il y aurait l’an prochain «une augmentation des prélèvements obligatoires qui est annoncée de 0,2 à 0,3 point», soit environ 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires, tout en assurant qu’il n’y aurait «pas d'autres impôts en 2014 sur les ménages que l'augmentation annoncée de la TVA». Une hausse de la TVA qui devrait permettre de financer 6 des 10 milliards d’euros de baisses d’impôt accordées aux entreprises dans le cadre du crédit d’impôt compétitivité (CICE).

Le ministre a indiqué que ces prélèvements pèseraient essentiellement sur les niches fiscales «improductives». Selon Les Echos, ce coût de rabot pourrait atteindre 2 milliards d’euros et se doublerait d’un «d’un solide volet de prélèvements fiscaux et sociaux supérieurs à 10 milliards d’euros», avec notamment une probable hausse des cotisations retraites.

Des dépenses contenues en 2014

Du côté des dépenses publiques, le record de 2009 (56,8% du PIB) pourrait aussi être battu cette année avec un poids de 56,9%, contre 56,6% l’an dernier selon Les Echos, avant de tomber à 56,4% en 2014, un objectif de croissance historiquement bas de 0,2 à 0,3%.

Un effort réparti sur des baisses de 1,5 milliard d’euros des dotations des collectivités locales et 1,5 milliard des dépenses de l’Etat (hors dette et pensions) mais aussi sur une réduction des dépenses sociales, retraites et prestations familiales en tête, avec certainement une modulation des allocations en fonction des revenus.