Bercy tempère les propos de Montebourg sur EDF et GDF

Avec Reuters

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Le ministère de l'Economie a tempéré lundi les déclarations d'Arnaud Montebourg sur d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans EDF et GDF Suez, tout en rappelant que des cessions visant à investir dans des entreprises à fort potentiel étaient possibles.

Evoquant sans les citer expressément EDF et GDF Suez, deux anciens monopoles publics dont l'Etat détient respectivement 84,4% et 36,7% du capital, le ministre du Redressement productif a notamment déclaré dimanche : «Dans certaines entreprises, on a par exemple 36% de participation. On peut passer à 33%, qu'est-ce que ça change ?»

Interrogée sur ces déclarations, une source proche du ministre Pierre Moscovici a d'abord précisé que «la compétence en termes de gestion des actifs, de cessions, d'acquisitions est une compétence du ministre des Finances». «Il ne faut pas tirer de la déclaration d'Arnaud Montebourg l'existence d'un plan de quelque nature que ce soit dans lequel l'Etat cèderait je ne sais quoi pour financer je ne sais quoi. C'est possible, mais il n'y a rien de particulier», a-t-elle ajouté.

«Pas d'interdit particulier»

La source a souligné qu'il n'y avait «pas d'interdit particulier» sur les cessions de participations en général «si l'Etat considère qu'il y a des actifs qui ne sont pas stratégiques qui peuvent être cédés et bien valorisés pour financer de façon avisée des investissements utiles pour l'économie».

Elle a ajouté que c'est exactement ce que l'Etat a fait en cédant 3,12% du capital de l'équipementier aéronautique Safran , notamment pour financer un renforcement des fonds propres de la Banque publique d'investissement (BPI). Une autre source gouvernementale avait récemment déclaré qu'«il y a des choses qui ne sont pas indispensables de garder en patrimoine et des choses qui sont discutables, qu'il faut regarder parce qu'il y a un intérêt stratégique». «Par exemple dans l'énergie, on est propriétaire très élevé. Même si nous vendons 1% ça ne changerait pas les choses», avait-elle ajouté.