Les prélèvements obligatoires vont augmenter de six milliards d'euros en 2014

BUDGET Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a assuré lundi sur France Inter qu'il n’y aurait pas d'autres hausses d’impôt sur les ménages que la revalorisation de la TVA...

Avec Reuters

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Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, le 4 avril 2013, à Strasbourg.
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, le 4 avril 2013, à Strasbourg. — J-M. LOOS / REUTERS

Un coup dur mais rien de très surprenant. «Il y aura une augmentation des prélèvements obligatoires qui est annoncée de 0,2 à 0,3 point, c'est plutôt de l'ordre de six milliards», a dit lundi Pierre Moscovici sur France Inter. C’est plus que ce qu’annonçaient la veille Les Echos, qui tablaient sur une hausse de 0,2 point du PIB équivalant à «quatre milliards d'euros. Mais «ce n’est pas une surprise», a précisé lundi Pierre Moscovici.

«Cette hausse des prélèvements obligatoires, c'est le résultat des politiques de réduction des déficits qui ont été menées depuis plusieurs années», a-t-il  précisé.


Pierre Moscovici : "La France ne veut pas mener... par franceinter

«Il n'y aura pas d'autres impôts en 2014 sur les ménages que l'augmentation annoncée de la TVA», a assuré le ministre de l'Economie. «Il y aura aussi des prélèvements qui viendront essentiellement des niches fiscales improductives sur lesquelles nous voulons récupérer des ressources», a-t-il dit.

Dans son édition datée de lundi, Les Echos écrivent que «le taux de prélèvements obligatoires atteindrait 46,3 % de PIB en 2013 (prévision inchangée), puis 46,5 % en 2014, contre 44,9 % fin 2012, un taux qui égalait jusque-là le record historique de 1999.»

Déficit juste sous les 3%

Le ministre de l'Economie, qui, doit présenter mercredi le programme de stabilité de la France en conseil des ministres, a déclaré dimanche que le déficit public de la France se situerait sous 3% en 2014 mais qu'il ne serait pas raisonnable de viser un objectif «nettement» sous ce seuil, comme l'a réclamé la Commission européenne.

«Je dis que le rythme de la consolidation budgétaire doit être compatible avec la préservation de la croissance en France, c'est-à-dire dire laisser jouer les stabilisateurs automatiques quand la croissance est faible en Europe», a-t-il poursuivi, ajoutant: «La France ne mène pas de politique d'austérité et la France ne veut pas mener de politique d'austérité».