Déficit public: La Banque de France préconise 40 milliards d'économies

BUDGET Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer était l'invité d'Europe 1 mercredi matin...

20 Minutes avec AFP
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Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé mercredi que la France devait faire 40 milliards d'euros d'économies d'ici 2014 pour réduire son déficit et mener à bien nombre de mesures pour relancer la croissance attendue proche "de zéro" cette année.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé mercredi que la France devait faire 40 milliards d'euros d'économies d'ici 2014 pour réduire son déficit et mener à bien nombre de mesures pour relancer la croissance attendue proche "de zéro" cette année. — Eric Piermont AFP

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé mercredi que la France devait faire 40 milliards d'euros d'économies d'ici 2014 pour réduire son déficit et mener à bien nombre de mesures pour relancer la croissance attendue proche «de zéro» cette année.

Des mesures «tout à fait à notre portée»

Interrogé sur Europe 1 sur les efforts à faire pour parvenir à la limite des 3% de déficit public autorisé par le Traité de Maastricht, Christian Noyer a expliqué qu'il fallait «faire en 2014 le même niveau de dépenses qu'en 2012».

«Par rapport à la tendance spontanée qui serait une augmentation des dépenses en deux ans de 40 milliards, il faut faire 40 milliards (d'euros) d'économies», a-t-il précisé.

«Ce qu'il faut faire ce sont des mesures qui sont tout à fait à notre portée», a insisté le gouverneur de la Banque de France.



Noyer : "Pas dans l'austérité mais dans une... par Europe1fr

Concrètement, «il faut geler les dépenses au niveau atteint en 2012. Cela veut dire qu'il faut faire un effort partout» et notamment «geler les retraites, continuer à geler les salaires des fonctionnaires, les prestations sociales...», a poursuivi le gouverneur de la Banque de France.

«On n'est pas dans l'austérité»

Mais il a récusé le fait que le gouvernement soit engagé dans une cure d'austérité pour le pays dont la croissance en 2013 sera «faible», proche de zéro.

«On n'est pas dans l'austérité, on est aujourd'hui confronté à la nécessité d'avoir une gestion très rigoureuse des finances publiques parce que nous avons un déficit public qui est trop important», a poursuivi le responsable.

«D'une façon générale, on n'a pas le choix. On ne peut pas continuer pendant des années à creuser les déficits, creuser la dette, à rejeter la dette sur les générations futures», a-t-il martelé.

Réformes structurelles

Par ailleurs, Christian Noyer a estimé que le pays avait besoin «de doper la croissance» par des réformes structurelles comme celle du marché du travail.

La Banque de France a confirmé mardi sa prévision d'une croissance quasiment nulle au premier trimestre, à 0,1% du produit intérieur brut (PIB).

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a de son côté déjà indiqué que Paris tablait désormais sur une croissance de seulement 0,1% en 2013 (contre 0,8% auparavant) et de 1,2% en 2014 (contre 2% dans les précédentes prévisions).